Nocturne (Parade)
Dompteuse de vent et sculptrice de matière, Phia Ménard insuffle la vie à des marionnettes de plastique pour composer un ballet étourdissant. Au centre d’une piste circulaire, en immersion dans un paysage en perpétuelle transformation, les perceptions se troublent pour laisser notre imaginaire prendre le pouvoir, et nous arracher à la gravité.
Après le merveilleux Après-Midi d’un fœhn, Phia Ménard explore à nouveau la force invisible et jouissive de l’air. Elle compose une fable visuelle, parade de créatures gonflables et d’objets volants aux prises avec des danses indomptables, tantôt grotesques, parfois macabres. Quelque part entre Calder et Niki de Saint Phalle, un peuple en lutte s’agite contre un monde qui doit prendre fin. Reflet des temps politiquement obscurs qui nous menacent, et que nous devons traverser pour espérer trouver la lumière. L’émotion intense produite par la danse de ces pantins fantastiques nous saisit, comme un éblouissement dans la nuit.
Distribution
Idée originale, création, chorégraphie Phia Ménard
Collaboration artistique Cécile Briand
Dramaturgie Jonathan Drillet
Création musicale Ivan Roussel
Création lumière Eric Soyer
Création des marionnettes et objets Phia Ménard, Fabrice Ilia Leroy
Régie du vent Clarisse Delile
Régie son Ivan Roussel, Manuel Menes en alternance
Régie lumière Aurore Baudouin, Mickaël Cousin en alternance
Co-directrice, administratrice et chargée de diffusion Claire Massonnet
Régisseur général Olivier Gicquiaud
Stagiaire artistique Amélia Dantony
Avec en alternance Phia Ménard, Cécile Briand, Fabrice Ilia Leroy
Production Compagnie Non Nova – Phia Ménard
Coproduction La Comédie de Clermont-Ferrand Scène nationale, La Maison de la Danse - Lyon - Pôle Européen de Création, TnBA - Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, La Comédie - Centre Dramatique National de Saint-Étienne, Scène nationale de l’Essonne, Le Volcan - Scène Nationale du Havre, Théâtre National de Bretagne - Centre Dramatique National (Rennes), Mixt - Terrain d’arts en Loire-Atlantique, Le Théâtre - Scène nationale de Saint-Nazaire, Les Quinconces & l’Espal - Scène Nationale du Mans, MC93 – Maison de la Culture de Seine Saint-Denis à Bobigny
La Compagnie Non Nova – Phia Ménard est conventionnée et soutenue par l’Etat – Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire, la Ville de Nantes, le Conseil Départemental de Loire-Atlantique. Elle reçoit le soutien de l’Institut Français.
La Compagnie Non Nova – Phia Ménard est artiste associée au Théâtre National de Bretagne, Centre Dramatique National (Rennes), à la Maison de la danse et à la Biennale de la danse de Lyon, à la scène nationale de l’Essonne.
La compagnie est implantée à Nantes.
Informations complémentaires
+ Séances scolaires
Citations presse
« Accompagnée d’une équipe magnifique et ô combien talentueuse, Phia Ménard est une magicienne de l’objet et surtout une magicienne de l’âme. Un « Nocturne » sombre et lumineux dans le même mouvement. Dans le même moment. Une « Parade » en forme de lutte. Elle passe inévitablement par l’acte poétique. Immense. Généreux et terriblement humain.»
– INFERNO Magazine, fév. 2026
« Chevaux, formes humaines, objets et symboles de toutes sortes… Gonflées et mues par les souffles de l’air, ces marionnettes de fortune composent le ballet somptueux et poignant d’un monde qui déraille. Les envolées de la grâce et du chaos. Un monde parfois délicat, parfois lugubre, parfois grotesque qui tend un miroir aux dérives réactionnaires et bellicistes de notre siècle. Comme toujours dans les spectacles de Phia Ménard, la hauteur du poétique nourrit la profondeur politique des sujets soumis aux sens du public. Habitée de panoramas musicaux et visuels d’une beauté folle, Parade (Nocturne) nous entraîne de l’autre côté des conventions. Dans cette dimension parallèle, la grâce du sensible remplace la dureté du réel.»
– La Terrasse, déc. 2025
« Cette nocturne en clair-obscur réunit « une ménagerie de marionnettes de plastique », créatures fantastiques ou frêles silhouettes qu'une batterie de ventilateurs va animer cinquante minutes durant. Ce procédé, déjà à l'oeuvre dans les opus de la performeuse, est un effet spécial à mille lieues des machineries sophistiquées de certaines productions actuelles. Il n'en produit pas moins un surplus de poésie visuelle.»
– Les Échos, nov. 2025