LA DISPARITION DU PAYSAGE

Un homme à sa fenêtre, immobile, seul. L’attentat l’a cloué sur un fauteuil. Ce qu’il regarde ? Un chantier. Ce qu’il en voit évolue et se modifie, irrémédiablement. Mais ce paysage n’est-il pas uniquement intérieur ? Denis Podalydès confie le texte inédit de Jean-Philippe Toussaint à Aurélien Bory, grand créateur d’espaces imaginaires. Pour les drames de notre temps, le théâtre est une irremplaçable chambre d’écho…

C’était juste avant la déflagration, juste avant que le monde ne s’efface… Dernières pensées, dernière image. Ce qu’on aperçoit depuis sa fenêtre, est-ce la réalité ? Jusqu’à quel point ? Denis Podalydès, acteur majeur de la Comédie-Française, porte toutes les subtilités et l’humour de cette écriture précise, à la fois profonde et légère, parsemée de mélancolie et d’une sourde inquiétude. Dans ce jeu de dupes entre image intérieure et réalité, Aurélien Bory, jongleur d’illusions, nous embarque dans un voyage introspectif. Il floute les contours d’une pensée brouillée, toujours en mouvement, propice à toutes les hallucinations. Jusqu’à la disparition du paysage !

 

 

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mar. 01 déc. dès 12h30
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SAM.15 | DIM.16 MAI
SAM. À 20H30 | DIM. À 17H
EN CRÉATION | DURÉE ENV. 1H15
LIEUGRANDE SALLE

TARIF A

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A 26 21 21 10 8  €
B 23 18 18 10 8  €
C 19 14 14 10 8  €
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TS Tarif spécial
TAS Tarif A Auditorium Seynod
(27 € / 20 € / 16 € / 10 € / 7 €)
TAS Tarif B Auditorium Seynod
(21 € / 14 € / 16 € / 10 € / 7 €)
TU Tarif unique
EL Entrée libre

texte Jean-Philippe Toussaint
mise en scène et scénographie Aurélien Bory
musique Joan Cambon
lumières Arno Veyrat
conception technique du décor Pierre Dequivre
avec Denis Podalydès

 

 

production C.I.C.T. – Théâtre des Bouffes du Nord
coproduction (en cours) Compagnie 111 – Aurélien Bory, Le ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, TNB – Théâtre national de Bretagne, Théâtre National du Luxembourg, Théâtre Princesse Grace Monaco, Les Hivernales du Festival d’Anjou

Jean-Philippe Toussaint, né le 29 novembre 1957 à Bruxelles, est un écrivain et réalisateur belge de langue française. Il est l’auteur de romans qui se caractérisent par un style et un récit minimalistes, dans lesquels les personnages et les choses n’ont d’autre signification qu’eux-mêmes. Le premier livre de Toussaint, Échecs, est écrit entre 1979 et 1983. Il ne fut jamais publié en édition papier, mais fait l’objet d’une édition numérique le 1er mars 2012, avec une préface de Laurent Demoulin intitulée Échecs ou le dynamisme romanesque des puissances immobiles. Jean-Philippe Toussaint obtient en 1986 le prix littéraire de la Vocation pour son premier roman publié La Salle de bain. Il est lauréat de la Villa Kujoyama en 1996. En 2002, il commence « Le Cycle de Marie », intitulé Marie Madeleine Marguerite de Montalte, en quatre volets : Faire l’amour en 2002 ; Fuir en 2005, qui obtient le prix Médicis du roman français la même année ; La Vérité sur Marie en 2009, qui obtient quant à lui le Prix Décembre en 2009 et le prix triennal du roman, décerné par la Fédération Wallonie-Bruxelles, en 2013 ; et le quatrième volet Nue, en 2013. Il adapte en 2016 pour le théâtre ce cycle littéraire dans un spectacle mixte mêlant lectures, vidéos et musiques originales composées et jouées sur scène par The Delano Orchestra7 puis fait paraître en octobre 2017 en un seul volume, intitulé M.M.M.M., l’ensemble du cycle. En 2014, il succède à Henry Bauchau au fauteuil 9 de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (ARLLFB). Ses romans sont traduits en plus de vingt langues.

 

Après des études de physique à l’Université de Strasbourg, Aurélien Bory travaille dans le domaine de l’acoustique architecturale et se consacre ensuite aux arts de la scène. Depuis l’an 2000, il dirige la compagnie 111 implantée à Toulouse et constituée de nombreux collaborateurs. Il développe un théâtre physique – de l’espace et du corps – et crée des pièces protéiformes à la frontière de différentes matières – cirque, danse, musique et arts visuels. De La trilogie sur l’espace, projet fondateur marqué par la collaboration avec le new-yorkais Phil Soltanoff, à aSH (2018) créé pour la danseuse Shantala Shivaligappa en passant par Espæce (2016) créée pour la 70e édition du Festival d’Avignon, la Compagnie 111 porte aujourd’hui un répertoire de quatorze spectacles, présenté dans les grands festivals et les plus prestigieuses scènes internationales. En septembre 2019 il créé Je me souviens Le Ciel est loin la terre aussi en collaboration avec Mladen Materic.
L’intérêt singulier qu’Aurélien Bory porte sur la scénographie l’amène à concevoir des installations cinétiques toujours en rapport avec un lieu comme l’installation TROBO visible à la Cité des sciences et de l’industrie.
Depuis quelques années il met également en scène des opéras, notamment Orphée et Eurydice à l’Opéra-Comique en octobre 2018 et prochainement Parsifal au Théâtre du Capitole à Toulouse.
En janvier 2019, il met en scène Médéa Moutains d’Alima Hamel, spectacle présenté en mars 2020 aux Théâtre des Bouffes du Nord.
www.cie111.com

 

À la fois acteur de cinéma et de théâtre, Denis Podalydès impose son image malicieuse dans des rôles souvent fantaisistes. Étudiant en lettres, le jeune homme s’inscrit au cours Florent parallèlement à son cursus universitaire avant de réussir le concours d’entrée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. En 1997, son professeur de théâtre Jean-Pierre Miquel, devenu entre-temps directeur de la Comédie-Française, le fait jouer sur les planches de la salle Richelieu. Quelques années plus tard, le comédien prometteur obtient une place de Sociétaire au Français et remporte le Molière de la Révélation théâtrale pour son interprétation dans Revizor de Gogol.
Au cinéma, l’acteur interprète des personnages burlesques dans les films de son frère réalisateur, Bruno Podalydès. On le retrouve dans les comédies Versailles rive gauche, Dieu seul me voit ou encore Le Mystère de la chambre jaune. Liberté-Oléron le montre en père de famille enthousiaste. Il apparaît également fréquemment dans des seconds rôles, notamment Les Âmes grises ou Palais royal.
D’autres cinéastes tels que Arnaud Desplechin et Bertrand Tavernier l’emploient dans des registres plus sombres voire franchement noirs comme François Dupeyron qui le dirige dans le film La Chambre des officiers.
Metteur en scène comblé, l’artiste remporte un second Molière en 2007 pour sa mise en scène de Cyrano au Français. Comique ou touchant, lunaire ou naïf, Denis Podalydès incarne la réussite d’un acteur dans ses choix de rôle autant que dans ses compositions.

À voir aussi

Distributions Crédits

texte Jean-Philippe Toussaint
mise en scène et scénographie Aurélien Bory
musique Joan Cambon
lumières Arno Veyrat
conception technique du décor Pierre Dequivre
avec Denis Podalydès

 

 

production C.I.C.T. – Théâtre des Bouffes du Nord
coproduction (en cours) Compagnie 111 – Aurélien Bory, Le ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, TNB – Théâtre national de Bretagne, Théâtre National du Luxembourg, Théâtre Princesse Grace Monaco, Les Hivernales du Festival d’Anjou

Biographie

Jean-Philippe Toussaint, né le 29 novembre 1957 à Bruxelles, est un écrivain et réalisateur belge de langue française. Il est l’auteur de romans qui se caractérisent par un style et un récit minimalistes, dans lesquels les personnages et les choses n’ont d’autre signification qu’eux-mêmes. Le premier livre de Toussaint, Échecs, est écrit entre 1979 et 1983. Il ne fut jamais publié en édition papier, mais fait l’objet d’une édition numérique le 1er mars 2012, avec une préface de Laurent Demoulin intitulée Échecs ou le dynamisme romanesque des puissances immobiles. Jean-Philippe Toussaint obtient en 1986 le prix littéraire de la Vocation pour son premier roman publié La Salle de bain. Il est lauréat de la Villa Kujoyama en 1996. En 2002, il commence « Le Cycle de Marie », intitulé Marie Madeleine Marguerite de Montalte, en quatre volets : Faire l’amour en 2002 ; Fuir en 2005, qui obtient le prix Médicis du roman français la même année ; La Vérité sur Marie en 2009, qui obtient quant à lui le Prix Décembre en 2009 et le prix triennal du roman, décerné par la Fédération Wallonie-Bruxelles, en 2013 ; et le quatrième volet Nue, en 2013. Il adapte en 2016 pour le théâtre ce cycle littéraire dans un spectacle mixte mêlant lectures, vidéos et musiques originales composées et jouées sur scène par The Delano Orchestra7 puis fait paraître en octobre 2017 en un seul volume, intitulé M.M.M.M., l’ensemble du cycle. En 2014, il succède à Henry Bauchau au fauteuil 9 de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (ARLLFB). Ses romans sont traduits en plus de vingt langues.

 

Après des études de physique à l’Université de Strasbourg, Aurélien Bory travaille dans le domaine de l’acoustique architecturale et se consacre ensuite aux arts de la scène. Depuis l’an 2000, il dirige la compagnie 111 implantée à Toulouse et constituée de nombreux collaborateurs. Il développe un théâtre physique – de l’espace et du corps – et crée des pièces protéiformes à la frontière de différentes matières – cirque, danse, musique et arts visuels. De La trilogie sur l’espace, projet fondateur marqué par la collaboration avec le new-yorkais Phil Soltanoff, à aSH (2018) créé pour la danseuse Shantala Shivaligappa en passant par Espæce (2016) créée pour la 70e édition du Festival d’Avignon, la Compagnie 111 porte aujourd’hui un répertoire de quatorze spectacles, présenté dans les grands festivals et les plus prestigieuses scènes internationales. En septembre 2019 il créé Je me souviens Le Ciel est loin la terre aussi en collaboration avec Mladen Materic.
L’intérêt singulier qu’Aurélien Bory porte sur la scénographie l’amène à concevoir des installations cinétiques toujours en rapport avec un lieu comme l’installation TROBO visible à la Cité des sciences et de l’industrie.
Depuis quelques années il met également en scène des opéras, notamment Orphée et Eurydice à l’Opéra-Comique en octobre 2018 et prochainement Parsifal au Théâtre du Capitole à Toulouse.
En janvier 2019, il met en scène Médéa Moutains d’Alima Hamel, spectacle présenté en mars 2020 aux Théâtre des Bouffes du Nord.
www.cie111.com

 

À la fois acteur de cinéma et de théâtre, Denis Podalydès impose son image malicieuse dans des rôles souvent fantaisistes. Étudiant en lettres, le jeune homme s’inscrit au cours Florent parallèlement à son cursus universitaire avant de réussir le concours d’entrée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. En 1997, son professeur de théâtre Jean-Pierre Miquel, devenu entre-temps directeur de la Comédie-Française, le fait jouer sur les planches de la salle Richelieu. Quelques années plus tard, le comédien prometteur obtient une place de Sociétaire au Français et remporte le Molière de la Révélation théâtrale pour son interprétation dans Revizor de Gogol.
Au cinéma, l’acteur interprète des personnages burlesques dans les films de son frère réalisateur, Bruno Podalydès. On le retrouve dans les comédies Versailles rive gauche, Dieu seul me voit ou encore Le Mystère de la chambre jaune. Liberté-Oléron le montre en père de famille enthousiaste. Il apparaît également fréquemment dans des seconds rôles, notamment Les Âmes grises ou Palais royal.
D’autres cinéastes tels que Arnaud Desplechin et Bertrand Tavernier l’emploient dans des registres plus sombres voire franchement noirs comme François Dupeyron qui le dirige dans le film La Chambre des officiers.
Metteur en scène comblé, l’artiste remporte un second Molière en 2007 pour sa mise en scène de Cyrano au Français. Comique ou touchant, lunaire ou naïf, Denis Podalydès incarne la réussite d’un acteur dans ses choix de rôle autant que dans ses compositions.

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