LA NUIT SERA CALME

Convoquer les mots de l’Afrique, dire l’état du monde, ce qu’on en perçoit. Moïse Touré et Rokia Traoré tissent la trame sensible d’une pièce – jouée et chantée – pour questionner le principe d’hospitalité et remuer les âmes… Un émouvant voyage au cœur de la nuit.

Un homme au travail, une mère et son enfant, des corps vivants et des fantômes, un arbre, le miracle d’une femme qui chante… Rokia Traoré, chanteuse malienne à la voix envoûtante, trace l’itinéraire d’une promenade nocturne fantasmée. Auteure, compositrice et merveilleuse interprète, elle met en lumière des textes puissants et poignants autour de l’hospitalité. Que place-t-on sous ce mot ? Comment vit-on cet acte d’accueil si souvent malmené ? Comme c’est dans la paix nocturne que la voix porte le plus loin, alors… sereine sera la nuit !

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ATTENTION : CHANGEMENT D’HORAIRE

TOUS LES JOURS DE 18H30 À 20H

MAR.17 NOV.
ATTENTION : CHANGEMENT D'HORAIRE
TOUS LES JOURS DE 18H30 À 20H
DURÉE 1H30
À PARTIR DE 10 ANS
LIEUGRANDE SALLE

TARIF A

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Plein tarif Tarif réduit Tarif abonné Tarif abonné réduit Tarif -12 ans
A+ 30 25 25 12 10  €
A 26 21 21 10 8  €
B 23 18 18 10 8  €
C 19 14 14 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
TS Tarif spécial
TAS Tarif A Auditorium Seynod
(27 € / 20 € / 16 € / 10 € / 7 €)
TAS Tarif B Auditorium Seynod
(21 € / 14 € / 16 € / 10 € / 7 €)
TU Tarif unique
EL Entrée libre

conception et mise en scène Moïse Touré
auteure-interprète et compositrice Rokia Traoré
dramaturgie Claude-Henri Buffard
d’après les textes d’Anne Dufourmantelle et de Jacques Derrida, et des textes inédits d’Aristide Tarnagda
avec une mère et son fils amateurs
avec Nicolas Anastassiou (figuration)
commandes chorégraphiques en cours
création sonore Jean-Louis Imbert
création lumière Rémi Lamotte
scénographie, costumes Estelle Deniaud et Moïse Touré
création vidéo Germain Fourvel
régie générale et lumière Fabien Sanchez
régie Plateau Nicolas Anastassiou

 

 

production Les Inachevés
coproduction Bonlieu Scène nationale Annecy, MC2: Grenoble, Les francophonies en Limousin, Limoges, Espace Malraux, Scène nationale Chambéry Savoie, Le Grand Angle – Voiron, Le 104 – Paris, L’Archipel – Scène Nationale Perpignan (en cours)
avec le soutien de la Fondation Passerelle (Bamako), Les Récréâtrales (Ouagadougou)
avec la participation artistique du Jeune théâtre national

 

Les Inachevés / Académie des savoirs et des pratiques artistiques partagées (intergénérationnelles) sont conventionnés par le Ministère de la Culture – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, Grenoble Alpes Métropole subventionnés par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Grenoble, le Conseil Général de l’Isère ; avec le soutien de l’Institut Français et d’Actis (Office public d’habitat – Grenoble)

Rokia Traoré est une Bambara originaire de la région de Bélédougou. Elle est née le 24 janvier 1974 à Kati, dans la banlieue de Bamako, au Mali. Fille de diplomate, elle a beaucoup voyagé durant sa jeunesse : Algérie, Arabie saoudite, France et Belgique, où elle a étudié. Elle se distingue par son style artistique mêlant tradition malienne (musique mandingue) et modernisme occidental. Elle enregistre ses premiers morceaux en 1995 à Bamako, sous la direction artistique d’Ali Farka Touré. Ses débuts sur la scène européenne datent de 1997 lors d’un concert au festival « Musiques Métisses » d’Angoulême. Elle remporte la même année le prix « Découverte Afrique » de Radio France internationale (RFI). Son premier album Mouneïssa sort en 1998, suivi d’une tournée européenne. Deux ans plus tard, elle sort son deuxième album Wanita, puis ce sera Bowmboï (2003), qui comprend deux morceaux en collaboration avec le groupe américain Kronos Quartet et pour lequel elle part en tournée mondiale. Très influencée par Billie Holiday, Rokia Traoré participe en 2005, aux États-Unis, au spectacle Billie & Me, consacré à la vie de la chanteuse légendaire.
En 2006, elle écrit et interprète Wati, spectacle créé à Vienne en Autriche par le metteur en scène américain Peter Sellars à l’occasion de la célébration du 250e anniversaire de la naissance de Mozart où ce dernier apparaît comme un griot, musicien de père en fils, vivant au XIIIe siècle à l’époque de l’Empire Mandingue.
Son quatrième album Tchamantché sort en 2008 et remporte une Victoire de la musique en 2009 dans la catégorie « musiques du monde » ainsi que le prix de la meilleure artiste aux Songlines Music Awards à Londres en Grande-Bretagne.
Elle retourne au théâtre en 2010, avec le spectacle Desdemona, fruit d’une collaboration avec l’écrivaine Toni Morrison et le metteur en scène Peter Sellars. En 2012, Rokia Traoré participe à la tournée « Africa Express » en Grande-Bretagne, et chante en duo avec Damon Albarn (Blur, Gorillaz).
En 2015, elle fait partie du jury du 68e festival de Cannes. En février 2017, elle chante à la cérémonie de clôture de la Coupe d’Afrique des nations de football à Libreville au Gabon en compagnie de cinq autres artistes féminines et en soutien à la lutte contre le cancer du sein.
Installée en France, à Amiens, dans les années 1990, elle est revenue vivre à Bamako en 2009 déclarant : « Depuis dix ou quinze ans, il y a pas mal d’artistes qui ont fait le choix de revenir vivre en Afrique, ou d’y ouvrir des lieux. Ils proposent des récits à partir de travaux menés dans leur pays. C’est une première depuis la fin de l’ère coloniale. Petit à petit, cela crée un public », affirme-t-elle. Cela aboutira à la création de La Fondation Passerelle un lieu de formation, de création et de présentation pour les arts contemporains dans toute leur interdisciplinarité : musique, littérature, arts de la scène, arts plastiques et photographie.
En juillet 2017, au Festival d’Avignon, Rokia Traoré interprète le spectacle Dream Mande Djata créé à Bamako, où elle présente l’épopée de l’empereur Soundiata Keïta, mais aussi l’histoire du Soundiata réel, en mettant en avant l’importance de la charte du Manden dans l’histoire culturelle de l’Afrique avant la colonisation. Pour ce projet, la musicienne confronte à l’aspect mythologique du récit, les travaux d’historiens mandingues encore peu exploités. Ayant travaillé notamment avec la griotte Bako Dagnon sur l’épopée, elle est assistée dans le spectacle du joueur de cora Mamadyba Camara et du joueur de ngoni Mamah Diabaté, et elle chante tantôt en français, tantôt en mandingue.

 

Moïse Touré crée la Cie Les Inachevés, entre 1984 et 1990 à Grenoble. Dès ses débuts, son désir de lier les formes mêmes de son travail aux circonstances et aux réactions locales lui fera inventer sans cesse de nouveaux rapports à l’acte théâtral, représentations, expérimentations, laboratoires, actions artistiques, créations interdisciplinaires, compagnonnages, classes, ateliers, immersions, résidences…
Voyageur, rassembleur, il multiplie les collaborations artistiques à travers le monde (Mali, Madagascar, Brésil, Bolivie, Caraïbes, Japon, États-Unis, Burkina Faso, Sénégal…) et devient artiste associé à la Scène nationale de Guadeloupe et à Bonlieu Scène nationale Annecy.
Il met en scène des textes de Duras, Sartre, Koltès, Le Clézio, Racine, en bambara, en arabe dialectal, en espagnol, en berbère, en créole, en portugais et en japonais.
Parmi ses expériences et créations : La Minute de silence (2003-2007) de Claude- Henri Buffard autour de la question de la mémoire ; Paysage après la pluie (2005) au Théâtre de l’Odéon ; cinq pièces de Bernard-Marie Koltès (2009-2011) (Combat de nègre et de chiens, Tabataba, Douze notes prises au nord et Correspondance, La nuit juste avant les forêts, Dans la solitude des champs de coton, Quai ouest) ; une trilogie (Barrage contre le pacifique, Maladie de la Mort, La Musica) de Marguerite Duras en Europe, Asie et Afrique (2011-2014) ; Utopies urbaines citoyen acteur, un dispositif artistique déployé sur deux ans autour de Grenoble (2016-2017).
En 2017, tout en continuant à mener ses projets à l’étranger, Moïse Touré clôt le programme Promesse Factory mené sur plusieurs mois avec des femmes en collaboration avec Bonlieu Scène nationale Annecy.
En 2018, il met en rapport les femmes d’aujourd’hui avec des héroïnes de tragédie : Héroïnes des 4 vents – Figures de femmes.
Créé en 2018, la pièce 2147, et si l’Afrique disparaissait ?, qui mêle théâtre, danse et musique et interroge l’avenir de l’Afrique, continue de tourner.
En 2019, s’ouvre une nouvelle perspective de travail pour la compagnie autour de la question de l’hospitalité.

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Distributions Crédits

conception et mise en scène Moïse Touré
auteure-interprète et compositrice Rokia Traoré
dramaturgie Claude-Henri Buffard
d’après les textes d’Anne Dufourmantelle et de Jacques Derrida, et des textes inédits d’Aristide Tarnagda
avec une mère et son fils amateurs
avec Nicolas Anastassiou (figuration)
commandes chorégraphiques en cours
création sonore Jean-Louis Imbert
création lumière Rémi Lamotte
scénographie, costumes Estelle Deniaud et Moïse Touré
création vidéo Germain Fourvel
régie générale et lumière Fabien Sanchez
régie Plateau Nicolas Anastassiou

 

 

production Les Inachevés
coproduction Bonlieu Scène nationale Annecy, MC2: Grenoble, Les francophonies en Limousin, Limoges, Espace Malraux, Scène nationale Chambéry Savoie, Le Grand Angle – Voiron, Le 104 – Paris, L’Archipel – Scène Nationale Perpignan (en cours)
avec le soutien de la Fondation Passerelle (Bamako), Les Récréâtrales (Ouagadougou)
avec la participation artistique du Jeune théâtre national

 

Les Inachevés / Académie des savoirs et des pratiques artistiques partagées (intergénérationnelles) sont conventionnés par le Ministère de la Culture – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, Grenoble Alpes Métropole subventionnés par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Grenoble, le Conseil Général de l’Isère ; avec le soutien de l’Institut Français et d’Actis (Office public d’habitat – Grenoble)

Biographie

Rokia Traoré est une Bambara originaire de la région de Bélédougou. Elle est née le 24 janvier 1974 à Kati, dans la banlieue de Bamako, au Mali. Fille de diplomate, elle a beaucoup voyagé durant sa jeunesse : Algérie, Arabie saoudite, France et Belgique, où elle a étudié. Elle se distingue par son style artistique mêlant tradition malienne (musique mandingue) et modernisme occidental. Elle enregistre ses premiers morceaux en 1995 à Bamako, sous la direction artistique d’Ali Farka Touré. Ses débuts sur la scène européenne datent de 1997 lors d’un concert au festival « Musiques Métisses » d’Angoulême. Elle remporte la même année le prix « Découverte Afrique » de Radio France internationale (RFI). Son premier album Mouneïssa sort en 1998, suivi d’une tournée européenne. Deux ans plus tard, elle sort son deuxième album Wanita, puis ce sera Bowmboï (2003), qui comprend deux morceaux en collaboration avec le groupe américain Kronos Quartet et pour lequel elle part en tournée mondiale. Très influencée par Billie Holiday, Rokia Traoré participe en 2005, aux États-Unis, au spectacle Billie & Me, consacré à la vie de la chanteuse légendaire.
En 2006, elle écrit et interprète Wati, spectacle créé à Vienne en Autriche par le metteur en scène américain Peter Sellars à l’occasion de la célébration du 250e anniversaire de la naissance de Mozart où ce dernier apparaît comme un griot, musicien de père en fils, vivant au XIIIe siècle à l’époque de l’Empire Mandingue.
Son quatrième album Tchamantché sort en 2008 et remporte une Victoire de la musique en 2009 dans la catégorie « musiques du monde » ainsi que le prix de la meilleure artiste aux Songlines Music Awards à Londres en Grande-Bretagne.
Elle retourne au théâtre en 2010, avec le spectacle Desdemona, fruit d’une collaboration avec l’écrivaine Toni Morrison et le metteur en scène Peter Sellars. En 2012, Rokia Traoré participe à la tournée « Africa Express » en Grande-Bretagne, et chante en duo avec Damon Albarn (Blur, Gorillaz).
En 2015, elle fait partie du jury du 68e festival de Cannes. En février 2017, elle chante à la cérémonie de clôture de la Coupe d’Afrique des nations de football à Libreville au Gabon en compagnie de cinq autres artistes féminines et en soutien à la lutte contre le cancer du sein.
Installée en France, à Amiens, dans les années 1990, elle est revenue vivre à Bamako en 2009 déclarant : « Depuis dix ou quinze ans, il y a pas mal d’artistes qui ont fait le choix de revenir vivre en Afrique, ou d’y ouvrir des lieux. Ils proposent des récits à partir de travaux menés dans leur pays. C’est une première depuis la fin de l’ère coloniale. Petit à petit, cela crée un public », affirme-t-elle. Cela aboutira à la création de La Fondation Passerelle un lieu de formation, de création et de présentation pour les arts contemporains dans toute leur interdisciplinarité : musique, littérature, arts de la scène, arts plastiques et photographie.
En juillet 2017, au Festival d’Avignon, Rokia Traoré interprète le spectacle Dream Mande Djata créé à Bamako, où elle présente l’épopée de l’empereur Soundiata Keïta, mais aussi l’histoire du Soundiata réel, en mettant en avant l’importance de la charte du Manden dans l’histoire culturelle de l’Afrique avant la colonisation. Pour ce projet, la musicienne confronte à l’aspect mythologique du récit, les travaux d’historiens mandingues encore peu exploités. Ayant travaillé notamment avec la griotte Bako Dagnon sur l’épopée, elle est assistée dans le spectacle du joueur de cora Mamadyba Camara et du joueur de ngoni Mamah Diabaté, et elle chante tantôt en français, tantôt en mandingue.

 

Moïse Touré crée la Cie Les Inachevés, entre 1984 et 1990 à Grenoble. Dès ses débuts, son désir de lier les formes mêmes de son travail aux circonstances et aux réactions locales lui fera inventer sans cesse de nouveaux rapports à l’acte théâtral, représentations, expérimentations, laboratoires, actions artistiques, créations interdisciplinaires, compagnonnages, classes, ateliers, immersions, résidences…
Voyageur, rassembleur, il multiplie les collaborations artistiques à travers le monde (Mali, Madagascar, Brésil, Bolivie, Caraïbes, Japon, États-Unis, Burkina Faso, Sénégal…) et devient artiste associé à la Scène nationale de Guadeloupe et à Bonlieu Scène nationale Annecy.
Il met en scène des textes de Duras, Sartre, Koltès, Le Clézio, Racine, en bambara, en arabe dialectal, en espagnol, en berbère, en créole, en portugais et en japonais.
Parmi ses expériences et créations : La Minute de silence (2003-2007) de Claude- Henri Buffard autour de la question de la mémoire ; Paysage après la pluie (2005) au Théâtre de l’Odéon ; cinq pièces de Bernard-Marie Koltès (2009-2011) (Combat de nègre et de chiens, Tabataba, Douze notes prises au nord et Correspondance, La nuit juste avant les forêts, Dans la solitude des champs de coton, Quai ouest) ; une trilogie (Barrage contre le pacifique, Maladie de la Mort, La Musica) de Marguerite Duras en Europe, Asie et Afrique (2011-2014) ; Utopies urbaines citoyen acteur, un dispositif artistique déployé sur deux ans autour de Grenoble (2016-2017).
En 2017, tout en continuant à mener ses projets à l’étranger, Moïse Touré clôt le programme Promesse Factory mené sur plusieurs mois avec des femmes en collaboration avec Bonlieu Scène nationale Annecy.
En 2018, il met en rapport les femmes d’aujourd’hui avec des héroïnes de tragédie : Héroïnes des 4 vents – Figures de femmes.
Créé en 2018, la pièce 2147, et si l’Afrique disparaissait ?, qui mêle théâtre, danse et musique et interroge l’avenir de l’Afrique, continue de tourner.
En 2019, s’ouvre une nouvelle perspective de travail pour la compagnie autour de la question de l’hospitalité.

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