SOCIÉTÉ EN CHANTIER

Le théâtre est transformé en vaste chantier ; le public, réparti en plusieurs groupes, devient acteur-constructeur. Il transporte des briques, assiste aux réunions, auditionne l’architecte. Stefan Kaegi nous invite à observer les chantiers de construction comme des microcosmes concentrant les paradoxes de notre société. Une expérience inédite, immersive, ludique, interactive, en prise totale avec le réel. Toute ressemblance avec des personnages réels ou ayant existé n’est pas fortuite !

Ils sont experts de la construction : entrepreneur, ouvrier, avocat, urbaniste, conseillère en investissement ou spécialiste des fourmis ; chacun présent pour témoigner de son travail et nous faire partager son vécu. Instant précieux où, casque sur la tête, l’on se glisse dans leur quotidien. Un parcours de rencontres, d’expériences participatives, de confrontation de points de vue. Il appartiendrait à eux tous de définir notre espace commun, celui de la cité, tressé d’intérêts souvent contradictoires. N’y aurait-il pas un autre mode de fonctionnement possible ? D’étape en étape, Stefan Kaegi nous offre un jeu de piste passionnant, riche et particulièrement éclairant sur les relations complexes d’interdépendance.

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JEU.4 | VEN.5 | SAM.6 | DIM.7 NOV.
À 20H30 | SAUF JEU. À 19H ET DIM. À 17H
DURÉE 2H
À PARTIR DE 13 ANS
LIEUGRANDE SALLE

TARIF A

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Plein tarif Tarif réduit Tarif abonné Tarif abonné réduit Tarif -12 ans
A+ 30 25 25 12 10  €
A 26 21 21 10 8  €
B 23 18 18 10 8  €
C 19 14 14 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
TS Tarif spécial
TAS Tarif A Auditorium Seynod
(27 € / 20 € / 16 € / 10 € / 7 €)
TAS Tarif B Auditorium Seynod
(21 € / 14 € / 16 € / 10 € / 7 €)
TU Tarif unique
EL Entrée libre

conception, mise en scène Stefan Kaegi
scénographie Dominic Huber
recherches Viviane Pavillon
dramaturgie Imanuel Schipper
résidence de création et construction du décor Théâtre Vidy-Lausanne
assistanat à la mise en scène Tomas Gonzalez
création sonore Stéphane Vecchione
régie générale Stéphane Janvier
régie lumière Christophe Kehrli
régie son François Planson
régie plateau Mathieu Pegoraro
régie vidéo Marc Vaudroz
accessoires Natacha Gerber
régie d’accueil Frédéric Aguet, Fabio Gaggetta, Ludovic Guglielmazzi, Oliver Vuilliamy, Janyves Coïc, Farid Deghou
production Sylvain Didry, Tristan Pannatier
avec Mélanie Baxter-Jones, Geoffrey Dyson, Matias Echanove ou Amin Khosravi, Tianyu Gu, Laurent Keller ou Jérôme Gippet, Viviane Pavillon ou Tristan Pannatier, Alvaro Rojas Nieto, Mathieu Ziegler

production Théâtre Vidy-Lausanne
coproduction Rimini Apparat, La Villette et Festival Paris l’été, Bonlieu Scène nationale Annecy, Malraux, Scène nationale Chambéry Savoie, Fonds de
dotation du Quartz, scène nationale de Brest, Scène nationale d’Albi, Festival de Marseille, Edinburgh International Festival
avec le soutien du projet PEPS dans le cadre du programme européen de coopération transfrontalière Interreg France-Suisse 2014- 2020, FVE (Fédération Vaudoise des Entrepreneurs), Fondation Casino Barrière de Montreux, Vivi Kola

d’après Gesellschaftsmodell Großbaustelle (Staat 2), une production de Rimini Protokoll et du Düsseldorfer Schauspielhaus, en collaboration avec Haus der Kulturen der Welt (HKW)

avec les équipes de production, technique, communication et administration du Théâtre Vidy-Lausanne

Dans le cadre du projet PEPS Annecy – Chambéry – Genève – Lausanne, soutenu par le programme de coopération territoriale européenne Interreg France-Suisse 2014 – 2020

L’artiste suisse Stefan Kaegi est une des figures majeures du théâtre européen. Avec le collectif Rimini Protokoll cofondé avec Helgard Haug et Daniel Wetzel, ils ont contribué à élargir la notion de théâtre documentaire en tentant de dépeindre la réalité sous toutes ses facettes et notamment en faisant appel à des « experts du quotidien ». Les membres du collectif font aussi sortir le théâtre de ses murs, allant à la rencontre de l’espace urbain comme des nouveaux espaces et réseaux de la mondialisation.
En 2006, il met en scène Mnemopark, avec quatre passionnés de modélisme ferroviaire, une suisse en miniature. Pour Cargo Sofia – X, il arpente avec
deux chauffeurs routiers bulgares les zones industrielles et logistiques à la périphérie des villes avec dans un semi-remorque réaménagé pour
transporter le public. En 2008, il crée Radio Muezzin avec des muezzins au Caire sur l’appel à la prière à l’ère de la reproduction technique. Depuis 2014, il adapte dans des dizaines de villes à travers le monde, l’audio tour Remote X, un parcours déambulatoire à travers la ville pour 50 spectateurs munis de casques.
Stefan Kaegi, Helgard Haug et Daniel Wetzel sous le label Rimini Protokoll développent des projets de théâtre « documentaires » qui décalent la perception du réel, le présentent depuis différentes perspectives et souvent dans différents formats de théâtre. Dans Deutschland 2, ils reproduisent une séance complète du parlement avec 200 citoyens de Bonn. Call Cutta in a box consiste en une conversation téléphonique en direct avec un centre
d’appels en Inde. 100% est une forme de statistique vivante pour 100 citoyens de la ville invités sur le plateau à représenter leur ville. Dans
Situation Rooms, un jeu vidéo multijoueurs, les spectateurs dotés d’ipad endossent successivement les rôles de divers experts d’armes à feu.
Le projet Staat 1-4 (Etat 1-4) réunit 4 spectacles qui interrogent sous divers angles la post-démocratie, lorsque les États laissent les acteurs économiques décider de l’avenir de la société. À chaque fois, il s’agit de confronter des points de vue qui peuvent s’avérer contradictoires et qui révèlent les paradoxes et les apories de la société contemporaine et de ses
évolutions.
À Vidy, avec Lola Arias, il crée Airport Kids, avec de jeunes nomades de la mondialisation âgés de 7 à 13 ans. En 2014, le collectif présente Situation
Rooms. En septembre 2016, il crée Nachlass – Pièces sans personnes (accueilli à Bonlieu dans la saison 16/17), une installation théâtrale développée avec 8 personnes qui témoignent de ce qu’elles souhaitent laisser après leur mort. Le spectacle a reçu le prix Ubu du meilleur spectacle étranger en Italie et le grand prix du Festival BITEF.
En 2018, il créé Cargo Congo-Lausanne, un voyage en camion pour 50 spectateurs à travers la périphérie lausannoise, avec deux chauffeurs routiers suisses.
En 2019, il crée la version française de La Vallée de l’étrange, conférence d’un double robotique de l’auteur allemand Thomas Melle, accueilli à Bonlieu dans la saison 19/20. La même année il présente dans le Festival Programme commun Granma, Les trombones de La Havane (2019), une pièce de théâtre documentaire sur la révolution cubaine du point de vue de quatre jeunes cubains.
Rimini Protokoll a reçu le prix du théâtre Faust en 2007, le prix européen New Realities in Theatre en 2008 et en 2011 le lion d’argent à la Biennale de
Venise. L’installation scénique Situation Rooms a été distinguée par le prix Excellence de la XVIIe édition du Festival Media Arts au Japon.
En 2010, Stefan Kaegi a reçu le «Routes Award for Cultural Diversity» de la Fondation européenne de la culture et en 2015, le Grand Prix suisse de théâtre / Anneau Hans Reinhart.

Le travail du scénographe et metteur en scène Dominic Huber, né en 1972, ouvre de nouveaux horizons au performatif. Ses installations scéniques sont des espaces qui non seulement peuvent être vus, mais également expérimentés de l’intérieur par un individu ou un groupe. Dans le sens d’une réalité augmentée, les installations visent à intensifier les expériences sensorielles, en modifiant, activant et manipulant de véritables espaces et situations. Le public s’engage alors activement et explore les caractéristiques surprenantes de ses environs.
Après avoir étudié l’architecture à l’ETH Zurich, Dominic Huber se lie avec la conceptrice de lumières Christa Wenger et fonde la compagnie blendwerk GmbH. Dès 1999, il développe son travail de scénographe pour des productions indépendantes à Zurich, Bâle et Berlin.
Depuis 2008, Dominic Huber collabore régulièrement avec Stefan Kaegi et Lola Arias, notamment pour Airport Kids, Heuschrecken, et Familienband ainsi qu’avec Sebastian Nübling pour Volpone à la Schauspielhaus de Bochum et Carmen Disruption à la Schauspielhaus de Hamburg. Huber a également conçu une série de projets d’installations théâtrales avec Bernhard Mikeska telles que Rashomon :: TRUTH LIES NEXT DOOR, MARIENBAD :: coming soon et à la Schauspiel de Frankfurt Je t’aime :: Je t’aime et Making of :: Marilyn. En 2009, la ville de Zurich récompense le travail de Huber et lui offre une bourse d’étude pour une résidence de trois mois à New York.
Avec Rimini Protokoll, Dominic Huber a développé la scénographie de l’installation pour multijoueurs, Situation Rooms, qui a fait le tour du monde après sa première à la RuhrTriennale en 2013. La pièce, qui a gagné le Japan Media Excellence Award, a été invitée à être présentée au Berliner Theatertreffen, ainsi qu’au Théâtre Vidy-Lausanne en 2014. Une autre pièce de Rimini Protokoll, Weltklimakonferenz, a été conçue pour la Schauspielhaus de Hamburg. À l’occasion du In House Festival, partie de la Jerusalem Season of Culture, il réinvente son installation Maison à l’intérieur et à l’extérieur d’un bâtiment résidentiel à Jerusalem. À Vidy, il crée en 2016 la scénographie de Nachlass – Pièces sans personnes qu’il cosigne avec Stefan Kaegi.
Dominic Huber enseigne régulièrement à la ZHdK – La Haute École d’art de Zurich.
En 2019, il est récompensé par le Prix suisse de théâtre pour ses scénographies.

« Orchestré, comme toujours chez Rimini Protokoll, au millimètre, le parcours permet de collecter les différentes pièces d’un même puzzle qui, au fur et à mesure que le spectacle avance, prend la forme d’une pieuvre tentaculaire. (…) Immersive, la pièce se veut aussi beaucoup plus participative qu’à l’accoutumée. Les spectateurs ne sont pas cantonnés au rôle de simples auditeurs, mais bien érigés au rang d’acteurs, y compris à leur corps défendant. Convaincus
de répondre à un sondage sur leur rapport à l’aire urbaine, ils peuvent par exemple passer, aux yeux de ceux qui les observent, pour des hommes politiques en train de prendre position sur un nouveau projet immobilier. Ludique et malicieux, le procédé en surprendra sans doute plus d’un.»
Sceneweb, Vincent Bouquet, 29 SEPT. 20

 

« On se croirait dans un vaste jeu de Lego où chaque élément s’emboîte dans un autre. Et l’on se retrouve pris dans ce jeu, à la manière de figurines actives qui, selon les moments, vont entasser des moellons, jongler avec des liasses de billets ou attaquer un adversaire au kenpo. Dans quel but ? Entrer dans la tête, sinon dans la peau, des différents acteurs d’un chantier : entrepreneur, ouvrier, investisseur, urbaniste, juriste, politique… »
Le Monde, Brigitte Salino, 1ER OCT. 20

 

« De manière inquiétante sont mis à nu les mécanismes obscènes de l’industrie du bâtiment : la coquetterie et les fautes des architectes qui ne construisent plus mais font bâtir des icônes pour eux par d’autres, le pouvoir des investisseurs, les ruptures de règles du pouvoir public. (…) Une mise en scène extrêmement dynamique se termine au bout de deux heures sans pause (la pause ne manque à personne), éclairant et revendicateur, ironique et parfois drôle. Une œuvre d’art qui se nourrit de la réalité et renvoie vers elle. Une grande soirée de théâtre acclamée par le public, à juste titre. »
WESTDEUTSCHE ZEITUNG, SEMA KOUSCHKERIAN, 14 MAI 17

À voir aussi

Distributions Crédits

conception, mise en scène Stefan Kaegi
scénographie Dominic Huber
recherches Viviane Pavillon
dramaturgie Imanuel Schipper
résidence de création et construction du décor Théâtre Vidy-Lausanne
assistanat à la mise en scène Tomas Gonzalez
création sonore Stéphane Vecchione
régie générale Stéphane Janvier
régie lumière Christophe Kehrli
régie son François Planson
régie plateau Mathieu Pegoraro
régie vidéo Marc Vaudroz
accessoires Natacha Gerber
régie d’accueil Frédéric Aguet, Fabio Gaggetta, Ludovic Guglielmazzi, Oliver Vuilliamy, Janyves Coïc, Farid Deghou
production Sylvain Didry, Tristan Pannatier
avec Mélanie Baxter-Jones, Geoffrey Dyson, Matias Echanove ou Amin Khosravi, Tianyu Gu, Laurent Keller ou Jérôme Gippet, Viviane Pavillon ou Tristan Pannatier, Alvaro Rojas Nieto, Mathieu Ziegler

production Théâtre Vidy-Lausanne
coproduction Rimini Apparat, La Villette et Festival Paris l’été, Bonlieu Scène nationale Annecy, Malraux, Scène nationale Chambéry Savoie, Fonds de
dotation du Quartz, scène nationale de Brest, Scène nationale d’Albi, Festival de Marseille, Edinburgh International Festival
avec le soutien du projet PEPS dans le cadre du programme européen de coopération transfrontalière Interreg France-Suisse 2014- 2020, FVE (Fédération Vaudoise des Entrepreneurs), Fondation Casino Barrière de Montreux, Vivi Kola

d’après Gesellschaftsmodell Großbaustelle (Staat 2), une production de Rimini Protokoll et du Düsseldorfer Schauspielhaus, en collaboration avec Haus der Kulturen der Welt (HKW)

avec les équipes de production, technique, communication et administration du Théâtre Vidy-Lausanne

Dans le cadre du projet PEPS Annecy – Chambéry – Genève – Lausanne, soutenu par le programme de coopération territoriale européenne Interreg France-Suisse 2014 – 2020

Biographie

L’artiste suisse Stefan Kaegi est une des figures majeures du théâtre européen. Avec le collectif Rimini Protokoll cofondé avec Helgard Haug et Daniel Wetzel, ils ont contribué à élargir la notion de théâtre documentaire en tentant de dépeindre la réalité sous toutes ses facettes et notamment en faisant appel à des « experts du quotidien ». Les membres du collectif font aussi sortir le théâtre de ses murs, allant à la rencontre de l’espace urbain comme des nouveaux espaces et réseaux de la mondialisation.
En 2006, il met en scène Mnemopark, avec quatre passionnés de modélisme ferroviaire, une suisse en miniature. Pour Cargo Sofia – X, il arpente avec
deux chauffeurs routiers bulgares les zones industrielles et logistiques à la périphérie des villes avec dans un semi-remorque réaménagé pour
transporter le public. En 2008, il crée Radio Muezzin avec des muezzins au Caire sur l’appel à la prière à l’ère de la reproduction technique. Depuis 2014, il adapte dans des dizaines de villes à travers le monde, l’audio tour Remote X, un parcours déambulatoire à travers la ville pour 50 spectateurs munis de casques.
Stefan Kaegi, Helgard Haug et Daniel Wetzel sous le label Rimini Protokoll développent des projets de théâtre « documentaires » qui décalent la perception du réel, le présentent depuis différentes perspectives et souvent dans différents formats de théâtre. Dans Deutschland 2, ils reproduisent une séance complète du parlement avec 200 citoyens de Bonn. Call Cutta in a box consiste en une conversation téléphonique en direct avec un centre
d’appels en Inde. 100% est une forme de statistique vivante pour 100 citoyens de la ville invités sur le plateau à représenter leur ville. Dans
Situation Rooms, un jeu vidéo multijoueurs, les spectateurs dotés d’ipad endossent successivement les rôles de divers experts d’armes à feu.
Le projet Staat 1-4 (Etat 1-4) réunit 4 spectacles qui interrogent sous divers angles la post-démocratie, lorsque les États laissent les acteurs économiques décider de l’avenir de la société. À chaque fois, il s’agit de confronter des points de vue qui peuvent s’avérer contradictoires et qui révèlent les paradoxes et les apories de la société contemporaine et de ses
évolutions.
À Vidy, avec Lola Arias, il crée Airport Kids, avec de jeunes nomades de la mondialisation âgés de 7 à 13 ans. En 2014, le collectif présente Situation
Rooms. En septembre 2016, il crée Nachlass – Pièces sans personnes (accueilli à Bonlieu dans la saison 16/17), une installation théâtrale développée avec 8 personnes qui témoignent de ce qu’elles souhaitent laisser après leur mort. Le spectacle a reçu le prix Ubu du meilleur spectacle étranger en Italie et le grand prix du Festival BITEF.
En 2018, il créé Cargo Congo-Lausanne, un voyage en camion pour 50 spectateurs à travers la périphérie lausannoise, avec deux chauffeurs routiers suisses.
En 2019, il crée la version française de La Vallée de l’étrange, conférence d’un double robotique de l’auteur allemand Thomas Melle, accueilli à Bonlieu dans la saison 19/20. La même année il présente dans le Festival Programme commun Granma, Les trombones de La Havane (2019), une pièce de théâtre documentaire sur la révolution cubaine du point de vue de quatre jeunes cubains.
Rimini Protokoll a reçu le prix du théâtre Faust en 2007, le prix européen New Realities in Theatre en 2008 et en 2011 le lion d’argent à la Biennale de
Venise. L’installation scénique Situation Rooms a été distinguée par le prix Excellence de la XVIIe édition du Festival Media Arts au Japon.
En 2010, Stefan Kaegi a reçu le «Routes Award for Cultural Diversity» de la Fondation européenne de la culture et en 2015, le Grand Prix suisse de théâtre / Anneau Hans Reinhart.

Le travail du scénographe et metteur en scène Dominic Huber, né en 1972, ouvre de nouveaux horizons au performatif. Ses installations scéniques sont des espaces qui non seulement peuvent être vus, mais également expérimentés de l’intérieur par un individu ou un groupe. Dans le sens d’une réalité augmentée, les installations visent à intensifier les expériences sensorielles, en modifiant, activant et manipulant de véritables espaces et situations. Le public s’engage alors activement et explore les caractéristiques surprenantes de ses environs.
Après avoir étudié l’architecture à l’ETH Zurich, Dominic Huber se lie avec la conceptrice de lumières Christa Wenger et fonde la compagnie blendwerk GmbH. Dès 1999, il développe son travail de scénographe pour des productions indépendantes à Zurich, Bâle et Berlin.
Depuis 2008, Dominic Huber collabore régulièrement avec Stefan Kaegi et Lola Arias, notamment pour Airport Kids, Heuschrecken, et Familienband ainsi qu’avec Sebastian Nübling pour Volpone à la Schauspielhaus de Bochum et Carmen Disruption à la Schauspielhaus de Hamburg. Huber a également conçu une série de projets d’installations théâtrales avec Bernhard Mikeska telles que Rashomon :: TRUTH LIES NEXT DOOR, MARIENBAD :: coming soon et à la Schauspiel de Frankfurt Je t’aime :: Je t’aime et Making of :: Marilyn. En 2009, la ville de Zurich récompense le travail de Huber et lui offre une bourse d’étude pour une résidence de trois mois à New York.
Avec Rimini Protokoll, Dominic Huber a développé la scénographie de l’installation pour multijoueurs, Situation Rooms, qui a fait le tour du monde après sa première à la RuhrTriennale en 2013. La pièce, qui a gagné le Japan Media Excellence Award, a été invitée à être présentée au Berliner Theatertreffen, ainsi qu’au Théâtre Vidy-Lausanne en 2014. Une autre pièce de Rimini Protokoll, Weltklimakonferenz, a été conçue pour la Schauspielhaus de Hamburg. À l’occasion du In House Festival, partie de la Jerusalem Season of Culture, il réinvente son installation Maison à l’intérieur et à l’extérieur d’un bâtiment résidentiel à Jerusalem. À Vidy, il crée en 2016 la scénographie de Nachlass – Pièces sans personnes qu’il cosigne avec Stefan Kaegi.
Dominic Huber enseigne régulièrement à la ZHdK – La Haute École d’art de Zurich.
En 2019, il est récompensé par le Prix suisse de théâtre pour ses scénographies.

La presse en parle

« Orchestré, comme toujours chez Rimini Protokoll, au millimètre, le parcours permet de collecter les différentes pièces d’un même puzzle qui, au fur et à mesure que le spectacle avance, prend la forme d’une pieuvre tentaculaire. (…) Immersive, la pièce se veut aussi beaucoup plus participative qu’à l’accoutumée. Les spectateurs ne sont pas cantonnés au rôle de simples auditeurs, mais bien érigés au rang d’acteurs, y compris à leur corps défendant. Convaincus
de répondre à un sondage sur leur rapport à l’aire urbaine, ils peuvent par exemple passer, aux yeux de ceux qui les observent, pour des hommes politiques en train de prendre position sur un nouveau projet immobilier. Ludique et malicieux, le procédé en surprendra sans doute plus d’un.»
Sceneweb, Vincent Bouquet, 29 SEPT. 20

 

« On se croirait dans un vaste jeu de Lego où chaque élément s’emboîte dans un autre. Et l’on se retrouve pris dans ce jeu, à la manière de figurines actives qui, selon les moments, vont entasser des moellons, jongler avec des liasses de billets ou attaquer un adversaire au kenpo. Dans quel but ? Entrer dans la tête, sinon dans la peau, des différents acteurs d’un chantier : entrepreneur, ouvrier, investisseur, urbaniste, juriste, politique… »
Le Monde, Brigitte Salino, 1ER OCT. 20

 

« De manière inquiétante sont mis à nu les mécanismes obscènes de l’industrie du bâtiment : la coquetterie et les fautes des architectes qui ne construisent plus mais font bâtir des icônes pour eux par d’autres, le pouvoir des investisseurs, les ruptures de règles du pouvoir public. (…) Une mise en scène extrêmement dynamique se termine au bout de deux heures sans pause (la pause ne manque à personne), éclairant et revendicateur, ironique et parfois drôle. Une œuvre d’art qui se nourrit de la réalité et renvoie vers elle. Une grande soirée de théâtre acclamée par le public, à juste titre. »
WESTDEUTSCHE ZEITUNG, SEMA KOUSCHKERIAN, 14 MAI 17

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