Éditorial
21 • 22

Au moment d’écrire cette introduction au programme 2021/2022 de Bonlieu, nous savourons la promesse de vous retrouver
et de se retrouver. C’est ¡ enfin ! un moment de bonheur.

 

Nous ne pouvons oublier pourtant le cortège de drames, de souffrances et de questions essentielles qui accompagnent la crise sanitaire et qui ont traversé toute la société. Nous ne devons pas l’oublier.
Malgré le soutien sans précédent apporté par les pouvoirs publics, cette crise aigüe a mis à mal l’économie, voire la légitimité
du monde culturel, et des problèmes restent encore en suspens.

 

 

Mais n’oublions pas que le rôle essentiel de l’art et de la culture est de créer du commun, voire de l’universel, et donc du partage. Cette production de culture ne peut se faire qu’en lien avec le corps social et les individus qui le composent, la reprise de ce chantier sera difficile tant la crise va exacerber les tensions et les fractures sociétales. C’est pourtant là la place essentielle de la culture.

 

 

 

Les artistes les plus éclairés ont toujours été les acteurs de cette construction culturelle, à l’image d’un Anton Tchekhov puisant probablement dans son expérience de médecin confronté à l’épidémie les ressorts de son écriture révolutionnaire de l’humain.

 

 

Nous ouvrirons cette saison par la création de l’une de ses œuvres majeures, La Mouette, mise en scène et en images par Cyril Teste. Fidèles à la tradition éclectique de Bonlieu, nous vous proposerons aussi et presque dans le même temps Shazam !, une pièce mythique facétieuse, inventive et apparemment légère de Philippe Decouflé.
Deux entrées emblématiques pour une même saison à passer enfin ensemble !

 

 

 

À très vite,

 

 

 

Salvador Garcia
Directeur de Bonlieu Scène nationale Annecy