Bal clandestin
Se retrouver pour danser, et braver tous les interdits ! Dans le plaisir délicieux de la clandestinité, Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou, inlassables défenseurs des libertés individuelles, organisent un bal explosif. DJ et corps en surchauffe nous invitent à un rassemblement festif qui transforme le théâtre en lieu de liberté inconditionnelle.
De tout temps, les bals clandestins ont fleuri dans l’ombre. Refaire société et permettre au corps empêché de laisser éclater son énergie sont des besoins vitaux. Pour ce bal, éloge des singularités, la chorégraphie se fait plurielle : cha-cha-cha, techno, carioca ou hip-hop, les styles se mélangent, unis par le plaisir de danser ensemble. Un bonheur qu’Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou souhaitent offrir à tous, invitation à dynamiter joyeusement l’entrave de l’autocensure. Et glisser doucement dans l’ivresse d’une possible rave-party aux BPM endiablés. Car il faut bien que le corps exulte, dans l’espoir d’un autre monde.
→ Gilets vibrants à disposition despersonnes malentendantes et sourdes, en partenariat avec Le Brise Glace
Distribution
Chorégraphie, scénographie Aïcha M’Barek, Hafiz Dhaou
Création lumière Xavier Lazarini assisté par Jacques Henri Bidermann
Univers sonore Hafiz Dhaou
Composition, musique live Heythem Achour alias Ogra, Mehdi Ahmadi alias Cali Kula
Costume Aïcha M’Barek
Régie Son Christophe Zurfluh
Photographie Blandine Soulage
Captation vidéo Fabien Plasson
Chargée de production Anaïs Taveau
Remerciements chaleureux à toute l’équipe de l’Espace des Arts , la médiation et les équipes techniques, maison de la danse et Viadanse
Avec Johanna Monadonnet, Stéphanie Pignion, Sakiko Oishi, Fabio Dolce, Aristide Desfrères, Bastien Roux, Hafiz Dhaou
Remerciements particuliers à Hèla Fattoumi et Eric Lamoureux pour le prêt du matériel technique ainsi qu’à la mobilisation des complices de Lyon 8, le 8e festival de MAD, de ViaDanse à Belfort et à Chalon-sur-Saône.
Production CHATHA
Coproduction Espace des Arts – Scène nationale de Chalon-sur-Saône, Maison de la Danse de Lyon, Pôle européen de création – CCN Viadanse de Belfort (direction Héla Fattoumi & Éric Lamoureux), dans le cadre du dispositif « Accueil Studio », et Studio Chatha, Lyon 8e
Aicha M’Barek et Hafiz Dhaou sont nommés au grade de chevalière et chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par madame Rima Abdul Malak ministre de la Culture l’été 2023. Ils sont aujourd’hui artistes associés à l’Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône, depuis 2020. Ils dirigent le studio CHATHA, un lieu de 300 m2 au cœur du 8e arrondissement à Lyon.
CHATHA CIE est conventionnée par le Ministère de la culture et de la communication DRAC Auvergne Rhône-Alpes, par la Région Auvergne Rhone-Alpes et la Ville de Lyon. Elle reçoit le soutien de l’Institut Français et de l’Institut Français / Ville de Lyon pour ses projets à l’étranger.
Citations presse
« Bal Clandestin invente une forme immersive en toute sincérité, où la société sort vivement de ses gonds. Cela s’achève en une mini rave party, quand le soulèvement devient général. Nous montons tous sur scène, après avoir négocié avec nos doutes, nos scrupules, nos peurs. Cette pièce est une réponse, par la joie et la vie, au gommage des émois, à l’auto-censure. »
– L'Humanité, nov. 2024
« Cette chorégraphie pour six puis huit, puis mille danseurs, deux DJ et un éclairagiste night-clubeur, est à la fois généreuse et inquiétante, comme peut l’être la clandestinité. Elle passe du noir au rouge. Les DJ malicieux troublent les pistes et lancent le game d’une danse à la fois libre et très écrite, avec des exploits corporels, des emprunts au hip-hop, à la danse classique ou de salon… [...] Toute en ruptures, cette pièce secoue les lignes, rend visibles les différences, montre le monde tel qu’il est et non pas tel qu’on le rêve… Primitivement, en préparant ce spectacle, les deux chorégraphes voulaient faire « l’apologie de la clandestinité », et c’est surtout celle du non-sens de se cacher qu’ils ont réussi à faire. Ce n’est pas un hasard si ces deux artistes, nés dans un pays arabo-musulman encore sous le joug de dictateurs autocrates, sont passés maîtres dans l’art de dévoiler ce que nous aimerions cacher. »
– Inferno, nov. 2024