SKAPIN

Mais d’où vient-il, celui-là ? Skapin a tout vu, tout vécu. Mais quand il s’agira de sauver l’amour, il mettra toute son ingéniosité en œuvre. Après Molière volant et Le Roman de monsieur de Molière, Claude Brozzoni se saisit du mythique Scapin pour nous entraîner dans une mécanique féroce et jubilatoire. La comédie humaine dévoile ses rouages que Skapin, homme de toutes les situations, n’aura de cesse de gripper ! Fourberies, dites-vous ? Oui, mais pour le meilleur et pour le rire !

On ne saura pas les épreuves traversées pour en arriver là. Ce Skapin vient résolument d’ailleurs. Quel drame, quel exil, lui aura forgé cette humanité lucide, mais toujours fraternelle ? Quelles circonstances lui auront appris cet art de la débrouille et cette intarissable ingéniosité ? Le Skapin de Claude Brozzoni est un funambule de haut vol, à la verve imparable, un baroudeur qui a su appréhender toutes les ambivalences du monde. Sa force, c’est son humour, mis au service de la vérité, celle qui est subversive, lorsqu’elle dénonce les aberrations de l’ordre social. Manipulateur, il façonne à son gré ce qui l’entoure et porte avec lui le souffle de la liberté, en bourrasques. À l’image de la Cie Brozzoni, qui mêle à son théâtre de résistance l’envol musical des polyphonies méditerranéennes, l’élan du collectif, le bonheur du jeu… Molière nous revient, plein de vitalité et de vigueur, nimbé du charme fou de l’impertinence.

tRéserver
je m'abonne!Tarifs préférentiels,
priorité de réservation
je suis abonnéJe complète mon abonnement ou j'échange mon billet
Je complète mon
abonnement
Dès le 28 sept.
12h30
J'échange
mon billet
Dès le 28 sept.
12h30
je réserve
sans abonnement
À partir du
sam. 09 oct. dès 12h30
fermer
made in Annecy
à voir en famille
MAR.9 | MER.10 | VEN.12 | SAM.13 | MAR.16 | MER.17 | JEU.18 NOV.
À 20H30 | SAUF JEU. À 19H
EN CRÉATION | DURÉE ENV. 1H50
à partir de 9 ans
LIEUPETITE SALLE

TARIF C (+ SÉANCES SCOLAIRES)

?×
Plein tarif Tarif réduit Tarif abonné Tarif abonné réduit Tarif -12 ans
A+ 30 25 25 12 10  €
A 26 21 21 10 8  €
B 23 18 18 10 8  €
C 19 14 14 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
TS Tarif spécial
TAS Tarif A Auditorium Seynod
(27 € / 20 € / 16 € / 10 € / 7 €)
TAS Tarif B Auditorium Seynod
(21 € / 14 € / 16 € / 10 € / 7 €)
TU Tarif unique
EL Entrée libre

avec Romain Blanchard, Zacharie Féron, Francisco Gil, Loulou Hanssen, Christian Lucas, Jade Massini, Stéphane Peyran, Cyrielle Rayet, Christophe Truchi

mise en scène Claude Brozzoni
composition musique Claude Gomez
costumes Pascale Robin

coproduction Bonlieu scène nationale Annecy
avec l’aide de la Spedidam

La Cie Brozzoni est en convention avec le Ministère de la Culture DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Ville d’Annecy.
Elle reçoit le soutien du Département de la Haute-Savoie.

MADE IN ANNECY

Né en Haute-Savoie en 1955, Claude Brozzoni commence par des études techniques, des petits boulots dont celui de serrurier, puis une formation de comédien sur le tas, presque par hasard, qui le conduit à la mise en scène. Dans sa famille immigrée d’Italie, les livres n’existaient pas. Le théâtre l’ouvrira à la littérature, la peinture et la musique. Son milieu d’origine était un monde de croyances, au quotidien rythmé par les cérémonies religieuses, où le sacré représentait une valeur centrale. Brozzoni tire de cet héritage une éthique et une approche intime des choses et des gens, davantage fondée sur l’intuition que sur l’intellect. De son grand-père maternel, qui parlait à ses vaches et l’initiait à la nature, il a gardé cette capacité d’aller au-delà des apparences, pour capter la transcendance des choses. Sa mère est celle qui lui a transmis une aptitude à rêver le monde, à le voir plus grand malgré les difficultés matérielles. Cela lui permet, dit-il, de restituer, dans certaines de ses mises en scène, le souffle d’une classe sociale oubliée, avec ses colères et ses rêves, ses espoirs et sa culture.
Si on chante beaucoup dans les pièces mises en scène par Brozzoni, c’est peut-être qu’il entend encore son père sifflant Verdi ou les chants des républicains italiens. Le théâtre représente pour lui la voix amplifiée de ses parents ouvriers ou de ses ancêtres paysans. Ses rencontres avec des
comédiens comme Dominique Vallon ou Carlo Brandt et des auteurs comme Turrini, Ehni ou Gaudé le conforte dans ses choix, comme un écho qui rend la voix à ces petites gens.
Il dit de ses parents « qu’ils l’ont bien construit », comme il le fut sans doute par sa rencontre avec le plasticien Jacques Quoëx. Ce dernier l’initie à la scénographie et le sensibilise à la peinture et c’est ainsi, affirme-t-il, « qu’il a pénétré le théâtre par les yeux et par les mains ». À l’opposé d’une conception du théâtre pour le théâtre, les mises en scène de Brozzoni provoquent et convoquent les puissances archaïques de nos êtres pour « qu’il fasse homme en nous » comme le suggère un écrivain et metteur en scène africain. Il espère, à travers un jeu démasqué, conduire à une représentation vraie où les yeux des acteurs deviennent les projecteurs de l’émotion sincère.
Dany Toubiana

À voir aussi

Distributions Crédits

avec Romain Blanchard, Zacharie Féron, Francisco Gil, Loulou Hanssen, Christian Lucas, Jade Massini, Stéphane Peyran, Cyrielle Rayet, Christophe Truchi

mise en scène Claude Brozzoni
composition musique Claude Gomez
costumes Pascale Robin

coproduction Bonlieu scène nationale Annecy
avec l’aide de la Spedidam

La Cie Brozzoni est en convention avec le Ministère de la Culture DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Ville d’Annecy.
Elle reçoit le soutien du Département de la Haute-Savoie.

MADE IN ANNECY

Biographie

Né en Haute-Savoie en 1955, Claude Brozzoni commence par des études techniques, des petits boulots dont celui de serrurier, puis une formation de comédien sur le tas, presque par hasard, qui le conduit à la mise en scène. Dans sa famille immigrée d’Italie, les livres n’existaient pas. Le théâtre l’ouvrira à la littérature, la peinture et la musique. Son milieu d’origine était un monde de croyances, au quotidien rythmé par les cérémonies religieuses, où le sacré représentait une valeur centrale. Brozzoni tire de cet héritage une éthique et une approche intime des choses et des gens, davantage fondée sur l’intuition que sur l’intellect. De son grand-père maternel, qui parlait à ses vaches et l’initiait à la nature, il a gardé cette capacité d’aller au-delà des apparences, pour capter la transcendance des choses. Sa mère est celle qui lui a transmis une aptitude à rêver le monde, à le voir plus grand malgré les difficultés matérielles. Cela lui permet, dit-il, de restituer, dans certaines de ses mises en scène, le souffle d’une classe sociale oubliée, avec ses colères et ses rêves, ses espoirs et sa culture.
Si on chante beaucoup dans les pièces mises en scène par Brozzoni, c’est peut-être qu’il entend encore son père sifflant Verdi ou les chants des républicains italiens. Le théâtre représente pour lui la voix amplifiée de ses parents ouvriers ou de ses ancêtres paysans. Ses rencontres avec des
comédiens comme Dominique Vallon ou Carlo Brandt et des auteurs comme Turrini, Ehni ou Gaudé le conforte dans ses choix, comme un écho qui rend la voix à ces petites gens.
Il dit de ses parents « qu’ils l’ont bien construit », comme il le fut sans doute par sa rencontre avec le plasticien Jacques Quoëx. Ce dernier l’initie à la scénographie et le sensibilise à la peinture et c’est ainsi, affirme-t-il, « qu’il a pénétré le théâtre par les yeux et par les mains ». À l’opposé d’une conception du théâtre pour le théâtre, les mises en scène de Brozzoni provoquent et convoquent les puissances archaïques de nos êtres pour « qu’il fasse homme en nous » comme le suggère un écrivain et metteur en scène africain. Il espère, à travers un jeu démasqué, conduire à une représentation vraie où les yeux des acteurs deviennent les projecteurs de l’émotion sincère.
Dany Toubiana

À voir aussi