LA TRILOGIE DES CONTES IMMORAUX (POUR EUROPE)
Maison Mère • Temple Père • La Rencontre Interdite

Une plongée spectaculaire dans les profondeurs de nos mythes et de nos fragilités collectives. Du temple grec construit sur la grande scène à l’époustouflante tour de Babel se dressant jusqu’aux cintres, Phia Ménard provoque une irruption d’images symboliques d’une puissance et d’une beauté à couper le souffle. Fulgurances, engagement physique incroyable, il n’en faut pas moins pour résister à l’effondrement civilisationnel annoncé. Une performance dont l’énergie est salutaire pour nous tous !

Les contes, les vrais, ne sont pas tapissés d’eau de rose. Parcours initiatiques, ils ouvrent à la réflexion. Tel est le triptyque architectural de Phia Ménard, qui interroge la construction européenne, son identité et son équilibre fragile. Performeuse-jongleuse, cette fois c’est avec les mythes, les images et les rituels qu’elle joue. La déesse armée de la première partie a pour mission la construction laborieuse et méthodique, non sans ironie, d’un édifice symbolique. Puis un petit groupe d’ouvriers-esclaves, mené par une contremaître tyrannique, élèvera une formidable tour, Babel d’un nouveau genre. La cérémonie finale est un adieu à l’innocence autant qu’un appel à la révolte. Prouesses des corps et mises à l’épreuve sont placées au service d’une œuvre atypique faite de dénonciation, d’insoumission et de passage à l’acte… Ces contes sont une prière pour l’Europe. Le miroir que nous tend Phia Ménard est saisissant !

tRéserver
Ouverture
des abonnements
le samedi
27 août à 9h
fermer
VEN.2 DÉC.
À 19H
DURÉE 3h (TROIS PARTIES SANS ENTRACTE)
À PARTIR DE 14 ANS
LIEUGRANDE SALLE

TARIF A

?×
Plein tarif Tarif réduit Tarif abonné Tarif abonné réduit Tarif -12 ans
A+ 31 26 26 13 10  €
A 27 22 22 10 8  €
B 24 19 19 10 8  €
C 20 15 15 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
TS Tarif spécial
TAS Tarif A Auditorium Seynod
(10 € / 7 € / 7 € / 7 € / 7 €)
TAS Tarif B Auditorium Seynod
(21 € / 14 € / 12 € / 10 € / 7 €)
TU Tarif unique
EL Entrée libre

écriture, scénographie et mise en scène Phia Ménard
dramaturgie Jonathan Drillet
écriture et mise en scène de Maison Mère Phia Ménard et Jean-Luc Beaujault
création et interprétation Fanny Alvarez, Rémy Balagué, Inga Huld Hákonardóttir, Erwan Ha Kyoon Larcher, Élise Legros, Phia Ménard
création lumière Éric Soyer assisté de Gwendal Malard
création sonore Ivan Roussel
assistante à la mise en scène Clarisse Delile
costumes Fabrice Ilia Leroy assisté de Yolène Guais
régie générale de création François Aubry dit Moustache
construction, accessoires Pierre Blanchet, Rodolphe Thibaud, Philippe Ragot
régie lumière, en alternance Aliénor Lebert, Mickaël Cousin
régie son, en alternance Ivan Roussel, Mateo Provost
régie plateau François Aubry, Pierre Blanchet, David Leblanc, Rodolphe Thibaud, Félix Löhmann, Philippe Marie
co-directrice de la Compagnie, administratrice et chargée de diffusion Claire Massonnet
régie générale de la Compagnie Olivier Gicquiaud
assistante d’administration et de production Constance Winckler
chargée de communication Justine Lasserrade

La création de la première partie de la Trilogie, intitulée Maison Mère a eu lieu en juillet 2017 à Kassel – Allemagne, dans le cadre de la documenta 14.

 

 

production Compagnie Non Nova – Phia Ménard
coproduction et résidence le TNB, Centre Européen Théâtral et Chorégraphique de Rennes
coproduction Festival d’Avignon, les Wiener Festwochen, Malraux scène nationale Chambéry Savoie, Bonlieu, Scène nationale Annecy et le Théâtre Vidy-Lausanne dans le cadre du Programme européen de coopération transfrontalière Interreg France-Suisse 2014-2020, le Quai CDN Angers Pays de la Loire, la Scène nationale d’Orléans, Tandem Scène Nationale, MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny, Scène nationale du Sud-Aquitain – Bayonne, le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique, les Quinconces et L’Espal, Scène Nationale du Mans, le Théâtre des Quatre Saisons, Scène conventionnée Art & Création – Gradignan et le Théâtre Molière>Sète, scène nationale archipel de Thau

Ce projet a bénéficié du dispositif « France Relance ».

La Compagnie Non Nova – Phia Ménard est conventionnée et soutenue par l’État – Préfet de la région des Pays de la Loire – direction régionale des affaires culturelles, la Ville de Nantes, le Conseil Régional des Pays de la Loire et le Conseil Départemental de Loire-Atlantique. Elle reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas et de l’Institut Français.
La compagnie est implantée à Nantes.

La Compagnie Non Nova – Phia Ménard est artiste associée à Malraux scène nationale Chambéry Savoie et au TNB, Centre Européen Théâtral et Chorégraphique de Rennes.

Partition textuelle composée par Phia Ménard et Jonathan Drillet aÌ partir de fragments prélevés chez :
HermeÌs Trismeìgiste (v. 150 av. J.C.)
Veìlimir Khlebnikov (Zangueìzi, Editions Verdier, 1919-1922)
Fritz Lang et Thea Von Harbou (Metropolis, 1927)
John Giorno (Thanx for nothing on my 70th birthday, 2006)
Xu Lizhi, Jenny Chan et Yang
La machine est ton seigneur et ton maître
Édition établie, traduction et préface Celia Izoard
Agone, 2015

 

 

Partie 1 Maison Mère
Partie 2 Temple Père
Partie 3 La Rencontre Interdite

C’est en découvrant le spectacle Extraballe de Jérôme Thomas en 1991 que naît chez Phia Ménard le désir de se former aux arts et en particulier à la jonglerie. Elle suit des formations en danse contemporaine, en mime et en jeu d’acteur. Elle étudie auprès de ce maître de jonglerie, puis intègre sa compagnie comme interprète de plusieurs créations jusqu’en 2003. Parallèlement en 1997, elle suit les enseignements de « la pratique du danseur » et interprète deux pièces courtes des chorégraphes Hervé Diasnas et Valérie Lamielle. Elle fonde la Compagnie Non Nova en 1998 et crée Le Grain. C’est avec le solo Ascenseur, fantasmagorie pour élever les gens et les fardeaux créé en 2001, qu’elle se fera connaître comme autrice. Soutenue pour sa démarche singulière, elle est invitée comme artiste associée pour trois saisons à la scène nationale Le Carré à Château-Gontier. Elle y développe avec son équipe et celle de la scène nationale, un travail scénique où l’image spectaculaire de la jonglerie est remise en cause au bénéfice d’une nouvelle relation avec le public. Naissent ainsi plusieurs créations et évènements : Zapptime, rêve éveillé d’un zappeur, la conférence spectacle Jongleur pas confondre avec le sociologue Jean-Michel Guy, Fresque et Sketches 2nd round, et les Hors-Pistes : Est-il vraiment sé-rieux de jongler ?, Ursulines Dance Floor, Ursulines Mushroom Power. En 2005 et 2007, elle développe un travail autour de la notion d’injonglabilité et crée deux pièces, Zapptime#Remix, Doggy Bag et deux formes cabaret, Jules for ever et Touch It avec le sextet Frasques. En 2008, son parcours artistique prend une nouvelle direction avec le projet « I.C.E. » pour Injonglabilité Complé-mentaire des Eléments, ayant pour objet l’étude des imaginaires de la transformation et de l’érosion au travers de matériaux naturels. En janvier 2008, elle crée le spectacle P.P.P. aux Nouvelles Subsistances de Lyon, première Pièce du cycle des Pièces de Glace. En novembre, elle crée la performance L’après-midi d’un foehn Version 1, première des Pièces du Vent au Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes.
En 2009, elle collabore au projet « Coyote Pizza » du collectif La Valise en réalisant la performance Iceman. En 2010, à l’invitation du 64e Festival d’Avignon et de la SACD pour les « Sujets à Vif », elle crée avec le poète sonore Anne-James Chaton la performance Black Monodie, second opus des Pièces de Glace. En octobre 2011, elle crée deux nouvelles Pièces du Vent : L’après-midi d’un foehn et Vortex (accueillis à Bonlieu) en 2013. Elle a initié au CIFAS à Bruxelles (Centre International de Formation en Arts de la Scène), avec le philosophe Paul B. Preciado, In the Mood, un travail sur les questions de genre et les humeurs. En 2012, elle reçoit le Prix du Physical theater du Fringe d’Édimbourg pour L’après-midi d’un foehn Version 1. En janvier 2014, elle est promue au grade de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti. Elle devient artiste associée à Malraux – Scène nationale Chambéry Savoie. En 2015, elle devient artiste associée au Théâtre Nouvelle Génération – Centre Dramatique National de Lyon et artiste-compagnon au Centre chorégraphique national de Caen en Normandie pour les années 2016, 2017 et 2018. Elle crée en juin 2015 Belle d’Hier au Festival Montpellier Danse 2015 à l’Opéra Comédie, et accueilli à Bonlieu en mars 2017. En 2017, elle devient artiste associée du Théâtre National de Bretagne de Rennes. Elle est invitée de la documenta 14 à Kassel et y crée Contes Immoraux – Partie 1 : Maison Mère. Elle crée Les Os Noirs à Malraux – Scène nationale Chambéry Savoie (septembre). Elle donne son nom à la 79e promotion de l’ENSATT. En 2018, elle imagine et met en scène d’après les musiques de Jean-Philippe Rameau Et in Arcadia Ego au Théâtre national de l’Opéra-Comique de Paris avec Christophe Rousset, fondateur de l’ensemble musical baroque « Les Talens Lyriques », sur un livret de l’écrivain Éric Reinhardt. Elle crée la pièce Saison Sèche, sur la violence faite aux femmes, co-écrite avec Jean-Luc Beaujault, au 72e Festival d’Avignon en 2018, ensuite accueillie à Bonlieu en novembre 2018. Et elle crée la performance No Way pour la Veillée de l’Humanité au Théâtre National de Chaillot, pour la célébration des 70 ans de la déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen. Elle intervient dans le cadre de « Art Lab for Human Rights and Dialog » à l’UNESCO le 11 décembre. En 2019, elle reçoit le Prix Topor/SACD de l’Inattendu La vie dans tous les sens et le Grand Prix du Jury au 53e Belgrade International Theater Festival 2019. Elle devient présidente de l’association de l’École du TNB de Rennes. En 2020, elle crée avec la promo X de l’école du TNB, la pièce Fiction/Friction et une édition intitulée La Démocratie, qu’est-ce que c’est amusant avec la 79 e promotion de l’ENSATT à Lyon. Le 22 juin 2020, le Syndicat de la critique théâtre, danse et musique décerne à Phia Ménard le prix de la critique dans la catégorie Danse – Performance. En janvier 2021, elle est interprète de A D-N de la chorégraphe Régine Chopinot.
Ses créations ont été présentées en Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bénin, Birmanie, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Canada, Cap-Vert, Chili, Chine, Colombie, Corée du Sud, Croatie, Danemark, Ecosse, Émirat de Brunéi, Émirats Arabes Unis, Équateur, Espagne, États-Unis, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Grèce, Haïti, Hong Kong, Hongrie, Indonésie, Irlande, Italie, Japon, Jordanie, Kosovo, Laos, l’Ile Maurice, Liban, Lettonie, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mexique, Namibie, Niger, Nigéria, Portugal, Royaume-Uni, République de Serbie, Russie, Sénégal, Singapour, Slovaquie, Suède, Suisse, Taïwan, Thaïlande, Togo, Uruguay, Yémen.

Fondée en 1998 par Phia Ménard avec pour précepte fondateur, nous n’inventons rien, nous le voyons différemment : Non nova, sed nove. Elle est implantée à Nantes depuis sa création. Son siège est un lieu de création comprenant un studio de répétition, un atelier de construction, un atelier de costumes, un stockage de décors et des bureaux. Le projet de ce lieu est de pouvoir y réaliser les recherches préparatoires et la création des œuvres de la Compagnie. La Compagnie regroupe autour de ses projets pluridisciplinaires des artistes, technicien·es, penseurs d’horizons et d’expériences divers. Ce n’est pas un collectif mais une équipe professionnelle dont la direction est assurée par Phia Ménard et Claire Massonnet. L’équipe, 40 individus, s’est constituée autour de projets, de rencontres, de la nécessité commune de travailler sur l’imaginaire, et de savoir-faire.

Jonathan Drillet a notamment travaillé avec Raimund Hoghe, Christophe Honoré, Hubert Colas, Sanja Mitrovic, Gerard&Kelly, Julien Prévieux, et il travaille en ce moment avec Jonathan Capdevielle, Théo Mercier, ou Matthieu Barbin. Après des études de lettres, d’histoire de l’art et d’art dramatique, il est aujourd’hui parfois interprète, parfois collaborateur artistique ou dramaturge. Grâce à un tel éclectisme et parce qu’à l’instar de Friedrich Nietzsche et Marlène Saldana il sait que « l’art nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité », il écrit également ses propres pièces avec cette dernière depuis 2008, au sein de leur compagnie The United Patriotic Squadrons of Blessed Diana.

Distributions Crédits

écriture, scénographie et mise en scène Phia Ménard
dramaturgie Jonathan Drillet
écriture et mise en scène de Maison Mère Phia Ménard et Jean-Luc Beaujault
création et interprétation Fanny Alvarez, Rémy Balagué, Inga Huld Hákonardóttir, Erwan Ha Kyoon Larcher, Élise Legros, Phia Ménard
création lumière Éric Soyer assisté de Gwendal Malard
création sonore Ivan Roussel
assistante à la mise en scène Clarisse Delile
costumes Fabrice Ilia Leroy assisté de Yolène Guais
régie générale de création François Aubry dit Moustache
construction, accessoires Pierre Blanchet, Rodolphe Thibaud, Philippe Ragot
régie lumière, en alternance Aliénor Lebert, Mickaël Cousin
régie son, en alternance Ivan Roussel, Mateo Provost
régie plateau François Aubry, Pierre Blanchet, David Leblanc, Rodolphe Thibaud, Félix Löhmann, Philippe Marie
co-directrice de la Compagnie, administratrice et chargée de diffusion Claire Massonnet
régie générale de la Compagnie Olivier Gicquiaud
assistante d’administration et de production Constance Winckler
chargée de communication Justine Lasserrade

La création de la première partie de la Trilogie, intitulée Maison Mère a eu lieu en juillet 2017 à Kassel – Allemagne, dans le cadre de la documenta 14.

 

 

production Compagnie Non Nova – Phia Ménard
coproduction et résidence le TNB, Centre Européen Théâtral et Chorégraphique de Rennes
coproduction Festival d’Avignon, les Wiener Festwochen, Malraux scène nationale Chambéry Savoie, Bonlieu, Scène nationale Annecy et le Théâtre Vidy-Lausanne dans le cadre du Programme européen de coopération transfrontalière Interreg France-Suisse 2014-2020, le Quai CDN Angers Pays de la Loire, la Scène nationale d’Orléans, Tandem Scène Nationale, MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny, Scène nationale du Sud-Aquitain – Bayonne, le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique, les Quinconces et L’Espal, Scène Nationale du Mans, le Théâtre des Quatre Saisons, Scène conventionnée Art & Création – Gradignan et le Théâtre Molière>Sète, scène nationale archipel de Thau

Ce projet a bénéficié du dispositif « France Relance ».

La Compagnie Non Nova – Phia Ménard est conventionnée et soutenue par l’État – Préfet de la région des Pays de la Loire – direction régionale des affaires culturelles, la Ville de Nantes, le Conseil Régional des Pays de la Loire et le Conseil Départemental de Loire-Atlantique. Elle reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas et de l’Institut Français.
La compagnie est implantée à Nantes.

La Compagnie Non Nova – Phia Ménard est artiste associée à Malraux scène nationale Chambéry Savoie et au TNB, Centre Européen Théâtral et Chorégraphique de Rennes.

Partition textuelle composée par Phia Ménard et Jonathan Drillet aÌ partir de fragments prélevés chez :
HermeÌs Trismeìgiste (v. 150 av. J.C.)
Veìlimir Khlebnikov (Zangueìzi, Editions Verdier, 1919-1922)
Fritz Lang et Thea Von Harbou (Metropolis, 1927)
John Giorno (Thanx for nothing on my 70th birthday, 2006)
Xu Lizhi, Jenny Chan et Yang
La machine est ton seigneur et ton maître
Édition établie, traduction et préface Celia Izoard
Agone, 2015

 

 

Partie 1 Maison Mère
Partie 2 Temple Père
Partie 3 La Rencontre Interdite

Biographie

C’est en découvrant le spectacle Extraballe de Jérôme Thomas en 1991 que naît chez Phia Ménard le désir de se former aux arts et en particulier à la jonglerie. Elle suit des formations en danse contemporaine, en mime et en jeu d’acteur. Elle étudie auprès de ce maître de jonglerie, puis intègre sa compagnie comme interprète de plusieurs créations jusqu’en 2003. Parallèlement en 1997, elle suit les enseignements de « la pratique du danseur » et interprète deux pièces courtes des chorégraphes Hervé Diasnas et Valérie Lamielle. Elle fonde la Compagnie Non Nova en 1998 et crée Le Grain. C’est avec le solo Ascenseur, fantasmagorie pour élever les gens et les fardeaux créé en 2001, qu’elle se fera connaître comme autrice. Soutenue pour sa démarche singulière, elle est invitée comme artiste associée pour trois saisons à la scène nationale Le Carré à Château-Gontier. Elle y développe avec son équipe et celle de la scène nationale, un travail scénique où l’image spectaculaire de la jonglerie est remise en cause au bénéfice d’une nouvelle relation avec le public. Naissent ainsi plusieurs créations et évènements : Zapptime, rêve éveillé d’un zappeur, la conférence spectacle Jongleur pas confondre avec le sociologue Jean-Michel Guy, Fresque et Sketches 2nd round, et les Hors-Pistes : Est-il vraiment sé-rieux de jongler ?, Ursulines Dance Floor, Ursulines Mushroom Power. En 2005 et 2007, elle développe un travail autour de la notion d’injonglabilité et crée deux pièces, Zapptime#Remix, Doggy Bag et deux formes cabaret, Jules for ever et Touch It avec le sextet Frasques. En 2008, son parcours artistique prend une nouvelle direction avec le projet « I.C.E. » pour Injonglabilité Complé-mentaire des Eléments, ayant pour objet l’étude des imaginaires de la transformation et de l’érosion au travers de matériaux naturels. En janvier 2008, elle crée le spectacle P.P.P. aux Nouvelles Subsistances de Lyon, première Pièce du cycle des Pièces de Glace. En novembre, elle crée la performance L’après-midi d’un foehn Version 1, première des Pièces du Vent au Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes.
En 2009, elle collabore au projet « Coyote Pizza » du collectif La Valise en réalisant la performance Iceman. En 2010, à l’invitation du 64e Festival d’Avignon et de la SACD pour les « Sujets à Vif », elle crée avec le poète sonore Anne-James Chaton la performance Black Monodie, second opus des Pièces de Glace. En octobre 2011, elle crée deux nouvelles Pièces du Vent : L’après-midi d’un foehn et Vortex (accueillis à Bonlieu) en 2013. Elle a initié au CIFAS à Bruxelles (Centre International de Formation en Arts de la Scène), avec le philosophe Paul B. Preciado, In the Mood, un travail sur les questions de genre et les humeurs. En 2012, elle reçoit le Prix du Physical theater du Fringe d’Édimbourg pour L’après-midi d’un foehn Version 1. En janvier 2014, elle est promue au grade de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti. Elle devient artiste associée à Malraux – Scène nationale Chambéry Savoie. En 2015, elle devient artiste associée au Théâtre Nouvelle Génération – Centre Dramatique National de Lyon et artiste-compagnon au Centre chorégraphique national de Caen en Normandie pour les années 2016, 2017 et 2018. Elle crée en juin 2015 Belle d’Hier au Festival Montpellier Danse 2015 à l’Opéra Comédie, et accueilli à Bonlieu en mars 2017. En 2017, elle devient artiste associée du Théâtre National de Bretagne de Rennes. Elle est invitée de la documenta 14 à Kassel et y crée Contes Immoraux – Partie 1 : Maison Mère. Elle crée Les Os Noirs à Malraux – Scène nationale Chambéry Savoie (septembre). Elle donne son nom à la 79e promotion de l’ENSATT. En 2018, elle imagine et met en scène d’après les musiques de Jean-Philippe Rameau Et in Arcadia Ego au Théâtre national de l’Opéra-Comique de Paris avec Christophe Rousset, fondateur de l’ensemble musical baroque « Les Talens Lyriques », sur un livret de l’écrivain Éric Reinhardt. Elle crée la pièce Saison Sèche, sur la violence faite aux femmes, co-écrite avec Jean-Luc Beaujault, au 72e Festival d’Avignon en 2018, ensuite accueillie à Bonlieu en novembre 2018. Et elle crée la performance No Way pour la Veillée de l’Humanité au Théâtre National de Chaillot, pour la célébration des 70 ans de la déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen. Elle intervient dans le cadre de « Art Lab for Human Rights and Dialog » à l’UNESCO le 11 décembre. En 2019, elle reçoit le Prix Topor/SACD de l’Inattendu La vie dans tous les sens et le Grand Prix du Jury au 53e Belgrade International Theater Festival 2019. Elle devient présidente de l’association de l’École du TNB de Rennes. En 2020, elle crée avec la promo X de l’école du TNB, la pièce Fiction/Friction et une édition intitulée La Démocratie, qu’est-ce que c’est amusant avec la 79 e promotion de l’ENSATT à Lyon. Le 22 juin 2020, le Syndicat de la critique théâtre, danse et musique décerne à Phia Ménard le prix de la critique dans la catégorie Danse – Performance. En janvier 2021, elle est interprète de A D-N de la chorégraphe Régine Chopinot.
Ses créations ont été présentées en Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bénin, Birmanie, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Canada, Cap-Vert, Chili, Chine, Colombie, Corée du Sud, Croatie, Danemark, Ecosse, Émirat de Brunéi, Émirats Arabes Unis, Équateur, Espagne, États-Unis, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Grèce, Haïti, Hong Kong, Hongrie, Indonésie, Irlande, Italie, Japon, Jordanie, Kosovo, Laos, l’Ile Maurice, Liban, Lettonie, Madagascar, Malaisie, Mali, Maroc, Mexique, Namibie, Niger, Nigéria, Portugal, Royaume-Uni, République de Serbie, Russie, Sénégal, Singapour, Slovaquie, Suède, Suisse, Taïwan, Thaïlande, Togo, Uruguay, Yémen.

Fondée en 1998 par Phia Ménard avec pour précepte fondateur, nous n’inventons rien, nous le voyons différemment : Non nova, sed nove. Elle est implantée à Nantes depuis sa création. Son siège est un lieu de création comprenant un studio de répétition, un atelier de construction, un atelier de costumes, un stockage de décors et des bureaux. Le projet de ce lieu est de pouvoir y réaliser les recherches préparatoires et la création des œuvres de la Compagnie. La Compagnie regroupe autour de ses projets pluridisciplinaires des artistes, technicien·es, penseurs d’horizons et d’expériences divers. Ce n’est pas un collectif mais une équipe professionnelle dont la direction est assurée par Phia Ménard et Claire Massonnet. L’équipe, 40 individus, s’est constituée autour de projets, de rencontres, de la nécessité commune de travailler sur l’imaginaire, et de savoir-faire.

Jonathan Drillet a notamment travaillé avec Raimund Hoghe, Christophe Honoré, Hubert Colas, Sanja Mitrovic, Gerard&Kelly, Julien Prévieux, et il travaille en ce moment avec Jonathan Capdevielle, Théo Mercier, ou Matthieu Barbin. Après des études de lettres, d’histoire de l’art et d’art dramatique, il est aujourd’hui parfois interprète, parfois collaborateur artistique ou dramaturge. Grâce à un tel éclectisme et parce qu’à l’instar de Friedrich Nietzsche et Marlène Saldana il sait que « l’art nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité », il écrit également ses propres pièces avec cette dernière depuis 2008, au sein de leur compagnie The United Patriotic Squadrons of Blessed Diana.