MÈRE

Wajdi Mouawad, libanais, canadien, français, est un immense conteur, écrivain et dramaturge. Avec une langue magnifiquement imagée et un sens instinctif du théâtre, il a l’art de créer des univers poignants et prenants. Il invite ici le spectateur à le suivre dans ses souvenirs d’enfance. Une famille exilée, chassée par la guerre du Liban, une mère courage, et lui, enfant de dix ans, découvrant un pays et une langue dont il deviendra un des plus brillants auteurs. L’intime rejoint ici la grande histoire dans un moment de théâtre exceptionnel.

Elle a le verbe haut et le désespoir profond. Elle n’a pas vu qu’échapper à la tourmente, c’était plonger dans un autre enfer, celui de l’incertitude. La mère et sa nichée ont fui la guerre, mais le père, lui, est resté. Alors elle s’accroche au fil ténu du téléphone et aux nouvelles télévisées, lien tangible, au point que Christine Ockrent, en personne, s’invite dans le salon – et sur le plateau ! Le dernier des enfants est là, assistant aux éruptions maternelles que seules calment les ritournelles des chanteurs du moment. Et le petit gars de dix ans, souvent houspillé, en sera marqué à jamais, jusqu’à en faire un spectacle et jouer son propre rôle sur scène. Un magnifique et tendre hommage à cette mère volcanique, comique dans ses emportements et absolument bouleversante.

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Ouverture
des abonnements
le samedi
27 août à 9h
fermer

en français et en libanais surtitrÉ

MER.22 | JEU.23 | VEN.24 | SAM.25 FÉV.
À 20H30 | SAUF JEU. À 19H
DURÉE 2H10
LIEUGRANDE SALLE

TARIF A+

?×
Plein tarif Tarif réduit Tarif abonné Tarif abonné réduit Tarif -12 ans
A+ 31 26 26 13 10  €
A 27 22 22 10 8  €
B 24 19 19 10 8  €
C 20 15 15 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
TS Tarif spécial
TAS Tarif A Auditorium Seynod
(10 € / 7 € / 7 € / 7 € / 7 €)
TAS Tarif B Auditorium Seynod
(21 € / 14 € / 12 € / 10 € / 7 €)
TU Tarif unique
EL Entrée libre

avec Odette Makhlouf Nayla, Wajdi Mouawad Wajdi adulte, Christine Ockrent elle-même, Aïda Sabra Jacqueline, Emmanuel Abboud, Théo Akiki, Dany Aridi, Augustin Maîtrehenry (en alternance) l’enfant et les voix de Valérie Nègre dans le documentaire animalier, Philippe Rochot lui-même, Yuriy Zavalnyouk le frère

assistanat à la mise en scène Valérie Nègre
dramaturgie Charlotte Farcet
scénographie Emmanuel Clolus
lumières Éric Champoux
costumes Emmanuelle Thomas
coiffures Cécile Kretschmar
son Michel Maurer et Bernard Vallèry
musiques Bertrand Cantat en collaboration avec Bernard Vallèry
accessoires Carolina Sapiain Quiroz
coach Cyril Anrep
traduction du texte en libanais Odette Makhlouf et Aïda Sabra
suivi de texte et surtitrage Sarah Mahfouz
stagiaire scénographie Dimitri Lenin
construction du décor par l’atelier de La Colline
Les photographies de Beyrouth, signées Gabriele Basilico, sont extraites de la série Beirut, 1991.
Les images d’archives de Sabra et Chatila proviennent du journal télévisé d’Antenne 2 du 18 septembre 1982 et du film documentaire d’animation Valse avec Bachir réalisé par Ari Folman.
Les « hommes volants » ont été dessinés par Jean-Michel Folon pour les génériques d’ouverture et de fermeture des programmes d’Antenne 2 de 1975 à 1983 sur une musique de Michel Colombier.
Remerciements à Mario Abi Fram, Lucas Aouad, Roula Badaoui, Büke Erkoç, Jérôme Kircher, Nayla Mouawad et Yuriy Zavalnyouk. Remerciements particuliers aux studios Ferber et à Philippe Rochot.
Odette Makhlouf et Aïda Sabra sont représentées par Station Beirut en qualité d’agent.

 

 

production La Colline – théâtre national

Le texte est à paraître aux éditions Actes Sud-Papiers.

 

 

Né au Liban en 1968, Wajdi Mouawad le fuit pour la France de l’âge de dix à quinze ans, avant de vivre au Québec jusque dans les années 2000. Il signe des adaptations et mises en scène de pièces contemporaines, classiques et de ses propres textes publiés aux éditions Leméac / Actes-Sud. Il écrit également des récits pour enfants et les romans Visage retrouvé en 2002 et Anima dix ans plus tard, récompensé entre autres par la Société des Gens de Lettres, le Phénix de la Littérature au Liban, le deuxième roman de Laval et Lire en poche de la littérature française. Traduits en vingt langues, ses écrits sont édités ou présentés sur les cinq continents. Outre des prix à l’égard de certains de ses textes et mises en scène, Wajdi Mouawad est à plusieurs reprises distingué pour l’ensemble de son œuvre, notamment nommé Chevalier de l’Ordre National des Arts et des Lettres de France en 2002, celui du Canada en 2009 et du Québec l’année suivante, ou lors du prix de la Francophonie de la SACD en 2004, un Doctorat Honoris Causa de l’École Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines de Lyon et le Grand Prix du Théâtre de l’Académie française en 2009. Diplômé de l’École nationale d’art dramatique du Canada en 1991, il cofonde avec Isabelle Leblanc sa première compagnie, le Théâtre Ô Parleur, avec laquelle il crée notamment en 1997 Littoral, dont il réalisera l’adaptation pour le cinéma en 2005. Comédien, il joue dans ses propres pièces, mais aussi sous la direction d’autres artistes comme Brigitte Haentjens, Dominic Champagne ou Stanislas Nordey en France en 2010 dans Les Justes de Camus ; metteur en scène, il explore d’autres auteurs tels que Shakespeare, Euripide, Wedekind, Tchekhov ou Naji Mouawad, Irvine Welsh, Edna Mazia, Louise Bombardier. À la direction du théâtre de Quat’Sous à Montréal de 2000 à 2004, il crée alors Incendies, ensuite adapté par Denis Villeneuve en 2010, tandis que son travail est invité pour les premières fois en France au Festival des francophonies de Limoges et au Théâtre 71 de Malakoff, avant de partir en tournée en Europe, comme avec Forêts en 2006. Alors directeur du Théâtre français du Centre national des Arts à Ottawa, il est artiste associé du festival d’Avignon en 2009 où il crée le quatuor Le Sang des promesses, puis s’associe avec ses compagnies de création Abé Carré Cé Carré-Québec et Au Carré de l’Hypoténuse-France au Grand T à Nantes en 2011. En parallèle de la création de Temps à la Schaubühne, c’est alors qu’il se lance dans l’aventure-fleuve de porter au plateau les sept tragédies de Sophocle, en opus thématiques Des Femmes, Des Héros, Des Mourants, qu’il réunit ensuite dans une intégrale titrée Le Dernier jour de sa vie dans le cadre de Mons 2015, capitale européenne de la culture, en parallèle d’Avoir 20 ans en 2015, projet déployé pendant cinq années auprès de 50 adolescents. Sa première création en tant que directeur de La Colline où il est nommé en avril 2016, Tous des oiseaux, jouée plus de 150 fois en France et ailleurs, remporte le Grand prix ainsi que le prix de la Meilleure création d’éléments scéniques décernés par l’Association professionnelle de la critique de Théâtre, de Musique et de Danse. Suivent les créations de Notre innocence au printemps 2018, Fauves au printemps suivant, Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge avec Arthur H à la fin de l’année 2019 puis Littoral dans une nouvelle version en 2020 est encore sur les routes. Parallèlement, plusieurs de ses spectacles créés précédemment poursuivent leur tournée, comme le solo Inflammation du verbe vivre issu du projet Des Mourants ; ou encore les trois premières figures de son cycle intitulé Domestique avec Seuls, présenté plus de 200 fois depuis 2008, Sœurs qui a fêté sa 100e représentation en 2020 à La Colline et présenté à l’automne 2021 Mère, avant les créations à venir de Frères avec Robert Lepage et Père. On compte parmi ses collaborations extérieures celle avec Krzystof Warlikowski pour Un tramway nommé désir, Contes africains et Phèdre(s) en 2016, les mises en scène des opéras L’Enlèvement au Sérail de Mozart aux Opéras de Lyon et de Toronto en 2016 puis Œdipe d’Enesco à l’Opéra de Paris en 2021, ou les installations Créatures au Château des Ducs de Bretagne à Nantes en 2015. À l’invitation de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image à Angoulême, il a conçu La Page manquante, exposition que l’on peut voir jusqu’au 26 juin 2022.

Distributions Crédits

avec Odette Makhlouf Nayla, Wajdi Mouawad Wajdi adulte, Christine Ockrent elle-même, Aïda Sabra Jacqueline, Emmanuel Abboud, Théo Akiki, Dany Aridi, Augustin Maîtrehenry (en alternance) l’enfant et les voix de Valérie Nègre dans le documentaire animalier, Philippe Rochot lui-même, Yuriy Zavalnyouk le frère

assistanat à la mise en scène Valérie Nègre
dramaturgie Charlotte Farcet
scénographie Emmanuel Clolus
lumières Éric Champoux
costumes Emmanuelle Thomas
coiffures Cécile Kretschmar
son Michel Maurer et Bernard Vallèry
musiques Bertrand Cantat en collaboration avec Bernard Vallèry
accessoires Carolina Sapiain Quiroz
coach Cyril Anrep
traduction du texte en libanais Odette Makhlouf et Aïda Sabra
suivi de texte et surtitrage Sarah Mahfouz
stagiaire scénographie Dimitri Lenin
construction du décor par l’atelier de La Colline
Les photographies de Beyrouth, signées Gabriele Basilico, sont extraites de la série Beirut, 1991.
Les images d’archives de Sabra et Chatila proviennent du journal télévisé d’Antenne 2 du 18 septembre 1982 et du film documentaire d’animation Valse avec Bachir réalisé par Ari Folman.
Les « hommes volants » ont été dessinés par Jean-Michel Folon pour les génériques d’ouverture et de fermeture des programmes d’Antenne 2 de 1975 à 1983 sur une musique de Michel Colombier.
Remerciements à Mario Abi Fram, Lucas Aouad, Roula Badaoui, Büke Erkoç, Jérôme Kircher, Nayla Mouawad et Yuriy Zavalnyouk. Remerciements particuliers aux studios Ferber et à Philippe Rochot.
Odette Makhlouf et Aïda Sabra sont représentées par Station Beirut en qualité d’agent.

 

 

production La Colline – théâtre national

Le texte est à paraître aux éditions Actes Sud-Papiers.

 

 

Biographie

Né au Liban en 1968, Wajdi Mouawad le fuit pour la France de l’âge de dix à quinze ans, avant de vivre au Québec jusque dans les années 2000. Il signe des adaptations et mises en scène de pièces contemporaines, classiques et de ses propres textes publiés aux éditions Leméac / Actes-Sud. Il écrit également des récits pour enfants et les romans Visage retrouvé en 2002 et Anima dix ans plus tard, récompensé entre autres par la Société des Gens de Lettres, le Phénix de la Littérature au Liban, le deuxième roman de Laval et Lire en poche de la littérature française. Traduits en vingt langues, ses écrits sont édités ou présentés sur les cinq continents. Outre des prix à l’égard de certains de ses textes et mises en scène, Wajdi Mouawad est à plusieurs reprises distingué pour l’ensemble de son œuvre, notamment nommé Chevalier de l’Ordre National des Arts et des Lettres de France en 2002, celui du Canada en 2009 et du Québec l’année suivante, ou lors du prix de la Francophonie de la SACD en 2004, un Doctorat Honoris Causa de l’École Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines de Lyon et le Grand Prix du Théâtre de l’Académie française en 2009. Diplômé de l’École nationale d’art dramatique du Canada en 1991, il cofonde avec Isabelle Leblanc sa première compagnie, le Théâtre Ô Parleur, avec laquelle il crée notamment en 1997 Littoral, dont il réalisera l’adaptation pour le cinéma en 2005. Comédien, il joue dans ses propres pièces, mais aussi sous la direction d’autres artistes comme Brigitte Haentjens, Dominic Champagne ou Stanislas Nordey en France en 2010 dans Les Justes de Camus ; metteur en scène, il explore d’autres auteurs tels que Shakespeare, Euripide, Wedekind, Tchekhov ou Naji Mouawad, Irvine Welsh, Edna Mazia, Louise Bombardier. À la direction du théâtre de Quat’Sous à Montréal de 2000 à 2004, il crée alors Incendies, ensuite adapté par Denis Villeneuve en 2010, tandis que son travail est invité pour les premières fois en France au Festival des francophonies de Limoges et au Théâtre 71 de Malakoff, avant de partir en tournée en Europe, comme avec Forêts en 2006. Alors directeur du Théâtre français du Centre national des Arts à Ottawa, il est artiste associé du festival d’Avignon en 2009 où il crée le quatuor Le Sang des promesses, puis s’associe avec ses compagnies de création Abé Carré Cé Carré-Québec et Au Carré de l’Hypoténuse-France au Grand T à Nantes en 2011. En parallèle de la création de Temps à la Schaubühne, c’est alors qu’il se lance dans l’aventure-fleuve de porter au plateau les sept tragédies de Sophocle, en opus thématiques Des Femmes, Des Héros, Des Mourants, qu’il réunit ensuite dans une intégrale titrée Le Dernier jour de sa vie dans le cadre de Mons 2015, capitale européenne de la culture, en parallèle d’Avoir 20 ans en 2015, projet déployé pendant cinq années auprès de 50 adolescents. Sa première création en tant que directeur de La Colline où il est nommé en avril 2016, Tous des oiseaux, jouée plus de 150 fois en France et ailleurs, remporte le Grand prix ainsi que le prix de la Meilleure création d’éléments scéniques décernés par l’Association professionnelle de la critique de Théâtre, de Musique et de Danse. Suivent les créations de Notre innocence au printemps 2018, Fauves au printemps suivant, Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge avec Arthur H à la fin de l’année 2019 puis Littoral dans une nouvelle version en 2020 est encore sur les routes. Parallèlement, plusieurs de ses spectacles créés précédemment poursuivent leur tournée, comme le solo Inflammation du verbe vivre issu du projet Des Mourants ; ou encore les trois premières figures de son cycle intitulé Domestique avec Seuls, présenté plus de 200 fois depuis 2008, Sœurs qui a fêté sa 100e représentation en 2020 à La Colline et présenté à l’automne 2021 Mère, avant les créations à venir de Frères avec Robert Lepage et Père. On compte parmi ses collaborations extérieures celle avec Krzystof Warlikowski pour Un tramway nommé désir, Contes africains et Phèdre(s) en 2016, les mises en scène des opéras L’Enlèvement au Sérail de Mozart aux Opéras de Lyon et de Toronto en 2016 puis Œdipe d’Enesco à l’Opéra de Paris en 2021, ou les installations Créatures au Château des Ducs de Bretagne à Nantes en 2015. À l’invitation de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image à Angoulême, il a conçu La Page manquante, exposition que l’on peut voir jusqu’au 26 juin 2022.