ALBIN DE LA SIMONE
Les cent prochaines années

Six ans après son dernier disque (L’Un de nous), Albin de la Simone revient pour célébrer vingt années de carrière et un style unique. Souvent arrangeur pour les autres (Vanessa Paradis, Pierre Lapointe, Pomme, Miossec), le compositeur-auteur-interprète dévoile son album le plus personnel, sans perdre toutefois sa touche de légèreté et d’humour. Les Cent Prochaines Années est la chronique de l’émerveillement et de la douleur, de la rupture et de la renaissance amoureuse, du souvenir et de l’avenir. Subtil et élégant, Albin de la Simone continue de nous enchanter !

Le musicien touche-à-tout s’immisce dans la pop avec noblesse et raffinement. Sentimental et discrètement voluptueux, d’une musicalité qui n’appartient qu’à Albin de la Simone, ce septième ouvrage est bien là pour accompagner longtemps et en beauté les jours qui passent. Il nous promet l’avenir avec les cent prochaines années comme horizon. De quoi voir venir !

Saison 23/24
VEN.2 FÉV.
À 20H30
DURÉE ENV. 1H30
LIEUGRANDE SALLE

TARIF SPÉCIAL (31€/26€)

?×
Plein tarif Tarif réduit Tarif abonné Tarif abonné réduit Tarif -12 ans
TS 36 29 29 25 18  €
A 29 24 24 14 10  €
B 23 18 18 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
TAS Tarif L'Auditorium Seynod Téthys
(21 € / 14 € / 12 € / 10 € / 7 €)
TAS Tarif L'Auditorium Seynod Rebelle(s) sans cause
(10 € / 7 € / 7 € / 7 € / 7 €)
TBG Tarif Le Brise Glace
(23 € / 21 € / 19 € / 17 € / 17 €)

guitare, basse, piano Albin de la Simone
guitare, basse Marie Lalonde
synthés, piano, saxophone barython Marielle Chatain
batterie, percussions Frank M’Bouéké

On l’avait laissé sans voix, en 2021, le temps d’un album instrumental baptisé Happy end. Heureuse, cette initiative l’était assurément, tant elle remettait au centre de l’attention Albin de la Simone comme musicien flexible, arrangeur vif-argent, fabriquant de sons joyeusement farfelu et de délicieuses histoires sans paroles qui en disaient pourtant beaucoup. Quant au mot « fin », heureusement il ne fallait pas le prendre au mot. Avec ce septième album, Albin retrouve non seulement son chant, mais il nous promet l’avenir, avec Les cent prochaines années comme horizon. De quoi voir venir. Six ans déjà après L’un de nous, dernier disque en-chanté, l’inspiration un temps tarie par l’absence de mouvement dans le monde est revenue comme mille flammes, à point nommé pour célébrer vingt années de chansons – 2003, premier album – et reprendre le cours de ces grandes et petites choses qui peu à peu ont façonné un style unique. Cette fois, pourtant, le réalisateur qu’il est régulièrement pour les autres (de Miossec à Pomme en passant par Vanessa Paradis ou Pierre Lapointe) a choisi de ne plus l’être pour lui-même, en confiant les clés à un jeune disciple, Ambroise Willaume, alias Sage, par désir de stimulation et de renouveau. Sage, savant du dosage déjà aperçu dans l’ombre de nombreux chanteurs ne pouvait qu’adhérer à l’idée d’agrandir l’espace autour de ce qui est déjà si solidement construit. En adoptant ce léger pas de recul vis-à-vis de ses chansons, le compositeur-chanteur dévoile pourtant son disque d’auteur le plus personnel, à commencer par cette pochette qui le montre, enfant, dans les bras de sa mère, dont le titre Petit petit moi décrit avec précision le contexte. « J’ai envie de toucher de la même manière que j’aime être touché. Comme il m’arrive d’être bouleversé par les chansons des autres, je ne dois plus me poser d’obstacle à l’idée d’émouvoir », confie celui qui creuse de disque en disque un sillon de plus en plus profond, sans toutefois perdre en chemin sa belle légèreté. Son humour aussi, comme lorsqu’on retourne la pochette, et qu’ô surprise, on se retrouve face à un cerf impérial signé Rosa Bonheur. Ce décor sylvestre rappelle d’ailleurs l’un des endroits de villégiature qui a servi de refuge pour l’écriture méticuleuse de cet album, l’hôtel Le Barn, dans la haute vallée de Chevreuse, idéal pour aérer l’esprit de chansons qui, sans en avoir l’air, ont parfois le cœur lourd. Si Les cent prochaines années, en ouverture, donne foi en l’espoir de beaux lendemains, l’album est la chronique équilibrée, voire équilibriste, de l’émerveillement et de la douleur, de la rupture et de la renaissance amoureuse (J’embrasse plus, Pars, Merveille), du souvenir et de l’avenir (« Quoi sera mieux, quoi sera pire, qui saura dire ? »), jusqu’à l’échappée onirique de À jamais, rêverie fantasque, limite fantastique, d’un type en panne qui s’ébroue les sens.
Au contact de son nouveau complice pas si sage, Albin de la Simone a élargi ses focales, en témoignent certains morceaux qui figuraient en versions minimales (et instrumentales) sur Happy end, et qui ici ne retrouvent pas seulement la voix mais bien une autre vie. C’est le cas par exemple de Merveille, valse gymnopédique comme mise en couleur après une première esquisse. Albin de la Simone, qui dessine et peint, sait combien les teintes, ombrages et reliefs importent dans l’exposition d’une chanson autant que sur une toile. Ici il a convié un trio de musiciens additionnels qui font bouger les lignes et vibrer les perspectives : le batteur canadien Robbie Kuster, la virtuose harpiste Gustine et le souffleur Thibaud Vanhooland, cousin chanteur sous le nom de Voyou, qui fait rutiler ses cuivres comme à la parade. Les guitares et les basses de Sage, au contact des claviers d’Albin dans un esprit sensiblement plus pop qu’à l’accoutumée, donnent également à cet ensemble l’apparence d’une fresque élégante mais jamais figée, qui se déroule comme un décor en trompe-l’œil. Deux tableaux impressionnistes signés Degas (L’Absinthe) et Manet (La Prune), deux femmes aux regards perdus dans des cafés, ont d’ailleurs inspiré le texte de Mireille 1972, merveille de chanson délicate sur l’avortement qui foudroie le cœur et tétanise par sa justesse. Cet album aura en l’occurrence une résonance dans l’enceinte prestigieuse du Musée d’Orsay, qui invite Albin à présenter ses premiers concerts au mois d’avril.
L’autre invitation de ce disque décidément grand ouvert est allée dans l’autre sens, à la demande d’Albin, pour un duo avec le Brésilien Rodrigo Amarante (Los Hermanos, Little Joy) qui termine ainsi le programme avec Lui dire, ballet à deux voix pour une même femme. Noble et sentimental, discrètement voluptueux, d’une musicalité qui n’appartient qu’à Albin de la Simone, ce septième ouvrage est bien là pour accompagner longtemps et en beauté les jours qui passent. De toute évidence au cours des cent prochaines années. Et après, on voit.

Distribution Crédits

guitare, basse, piano Albin de la Simone
guitare, basse Marie Lalonde
synthés, piano, saxophone barython Marielle Chatain
batterie, percussions Frank M’Bouéké

Biographie

On l’avait laissé sans voix, en 2021, le temps d’un album instrumental baptisé Happy end. Heureuse, cette initiative l’était assurément, tant elle remettait au centre de l’attention Albin de la Simone comme musicien flexible, arrangeur vif-argent, fabriquant de sons joyeusement farfelu et de délicieuses histoires sans paroles qui en disaient pourtant beaucoup. Quant au mot « fin », heureusement il ne fallait pas le prendre au mot. Avec ce septième album, Albin retrouve non seulement son chant, mais il nous promet l’avenir, avec Les cent prochaines années comme horizon. De quoi voir venir. Six ans déjà après L’un de nous, dernier disque en-chanté, l’inspiration un temps tarie par l’absence de mouvement dans le monde est revenue comme mille flammes, à point nommé pour célébrer vingt années de chansons – 2003, premier album – et reprendre le cours de ces grandes et petites choses qui peu à peu ont façonné un style unique. Cette fois, pourtant, le réalisateur qu’il est régulièrement pour les autres (de Miossec à Pomme en passant par Vanessa Paradis ou Pierre Lapointe) a choisi de ne plus l’être pour lui-même, en confiant les clés à un jeune disciple, Ambroise Willaume, alias Sage, par désir de stimulation et de renouveau. Sage, savant du dosage déjà aperçu dans l’ombre de nombreux chanteurs ne pouvait qu’adhérer à l’idée d’agrandir l’espace autour de ce qui est déjà si solidement construit. En adoptant ce léger pas de recul vis-à-vis de ses chansons, le compositeur-chanteur dévoile pourtant son disque d’auteur le plus personnel, à commencer par cette pochette qui le montre, enfant, dans les bras de sa mère, dont le titre Petit petit moi décrit avec précision le contexte. « J’ai envie de toucher de la même manière que j’aime être touché. Comme il m’arrive d’être bouleversé par les chansons des autres, je ne dois plus me poser d’obstacle à l’idée d’émouvoir », confie celui qui creuse de disque en disque un sillon de plus en plus profond, sans toutefois perdre en chemin sa belle légèreté. Son humour aussi, comme lorsqu’on retourne la pochette, et qu’ô surprise, on se retrouve face à un cerf impérial signé Rosa Bonheur. Ce décor sylvestre rappelle d’ailleurs l’un des endroits de villégiature qui a servi de refuge pour l’écriture méticuleuse de cet album, l’hôtel Le Barn, dans la haute vallée de Chevreuse, idéal pour aérer l’esprit de chansons qui, sans en avoir l’air, ont parfois le cœur lourd. Si Les cent prochaines années, en ouverture, donne foi en l’espoir de beaux lendemains, l’album est la chronique équilibrée, voire équilibriste, de l’émerveillement et de la douleur, de la rupture et de la renaissance amoureuse (J’embrasse plus, Pars, Merveille), du souvenir et de l’avenir (« Quoi sera mieux, quoi sera pire, qui saura dire ? »), jusqu’à l’échappée onirique de À jamais, rêverie fantasque, limite fantastique, d’un type en panne qui s’ébroue les sens.
Au contact de son nouveau complice pas si sage, Albin de la Simone a élargi ses focales, en témoignent certains morceaux qui figuraient en versions minimales (et instrumentales) sur Happy end, et qui ici ne retrouvent pas seulement la voix mais bien une autre vie. C’est le cas par exemple de Merveille, valse gymnopédique comme mise en couleur après une première esquisse. Albin de la Simone, qui dessine et peint, sait combien les teintes, ombrages et reliefs importent dans l’exposition d’une chanson autant que sur une toile. Ici il a convié un trio de musiciens additionnels qui font bouger les lignes et vibrer les perspectives : le batteur canadien Robbie Kuster, la virtuose harpiste Gustine et le souffleur Thibaud Vanhooland, cousin chanteur sous le nom de Voyou, qui fait rutiler ses cuivres comme à la parade. Les guitares et les basses de Sage, au contact des claviers d’Albin dans un esprit sensiblement plus pop qu’à l’accoutumée, donnent également à cet ensemble l’apparence d’une fresque élégante mais jamais figée, qui se déroule comme un décor en trompe-l’œil. Deux tableaux impressionnistes signés Degas (L’Absinthe) et Manet (La Prune), deux femmes aux regards perdus dans des cafés, ont d’ailleurs inspiré le texte de Mireille 1972, merveille de chanson délicate sur l’avortement qui foudroie le cœur et tétanise par sa justesse. Cet album aura en l’occurrence une résonance dans l’enceinte prestigieuse du Musée d’Orsay, qui invite Albin à présenter ses premiers concerts au mois d’avril.
L’autre invitation de ce disque décidément grand ouvert est allée dans l’autre sens, à la demande d’Albin, pour un duo avec le Brésilien Rodrigo Amarante (Los Hermanos, Little Joy) qui termine ainsi le programme avec Lui dire, ballet à deux voix pour une même femme. Noble et sentimental, discrètement voluptueux, d’une musicalité qui n’appartient qu’à Albin de la Simone, ce septième ouvrage est bien là pour accompagner longtemps et en beauté les jours qui passent. De toute évidence au cours des cent prochaines années. Et après, on voit.