BOUDOIR

Chorégraphe, performeur et plasticien sud-africain, Steven Cohen ne cesse d’explorer les failles et les grâces de l’humanité. L’oreille tendue aux marginalités, à commencer par sa propre identité, il engage son corps dans des performances intimes, sensibles et souvent étourdissantes. Il nous accueille ici dans son boudoir baroque, à l’élégance surannée. Dans cet écrin de souvenirs, Steven Cohen se livre, aussi subtil que saisissant !

Boudoir : espace privé et confidentiel. Mais depuis Sade, il est le lieu d’une liberté retrouvée, revendiquée et sensuelle. Celui de Steven Cohen, véritable cabinet de curiosités, contient des éclats de mémoire d’une vie collective passée. Tableaux, candélabres, souvenirs de guerre ou trophées célébrant la mainmise de l’homme occidental sur le vivant. L’ensemble forme un espace intime, un lieu sacré et profane, trivial et élégant, violent et fragile, invitant à la méditation et à l’introspection. Steven Cohen, aussi conscient des désastres du monde qu’aérien et délicat dans sa présence, invente un nouveau rituel. Le maître de maison est là, présence hallucinatoire d’un être libre !

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MER.1ER | JEU.2 | VEN.3 MARS
4 REPRÉSENTATIONS PAR SOIR
À 19H | 19H30 | 20H | 20H30
DURÉE ENV. 1H (PERFORMANCE + FILM)
À PARTIR DE 16 ANS
LIEUSALLE DE CRÉATION

TARIF B

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Plein tarif Tarif réduit Tarif abonné Tarif abonné réduit Tarif -12 ans
A+ 31 26 26 13 10  €
A 27 22 22 10 8  €
B 24 19 19 10 8  €
C 20 15 15 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
TS Tarif spécial
TAS Tarif A Auditorium Seynod
(10 € / 7 € / 7 € / 7 € / 7 €)
TAS Tarif B Auditorium Seynod
(21 € / 14 € / 12 € / 10 € / 7 €)
TU Tarif unique
EL Entrée libre

conception, scénographie et performance Steven Cohen
costumes Steven Cohen, Clive Rundle
vidéo Richard Muller
lumières Yvan Labasse
photos John Hogg
administration Compagnie Steven Cohen Samuel Mateu
régie générale Véronique Kespi
chargée de production Anouk Luthier

production Théâtre Vidy-Lausanne, Cie Steven Cohen
avec la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de son programme New Settings
coproduction BIT Teatergarasjen – Mousonturm Frankfurt, Théâtre National de Bretagne, Rennes, TAP Théâtre et Auditorium de Poitiers, Les Spectacles vivants, Centre Pompidou, Festival d’Automne à Paris, Les Halles de Schaerbeek
avec le soutien du Collectif FAIR-E / CCN de Rennes et de Bretagne
avec les équipes techniques, administratives, de production et de développement des publics & communication du Théâtre Vidy-Lausanne et de la Compagnie Steven Cohen

Steven Cohen est né en 1962 en Afrique du Sud, il vit aujourd’hui à Lille. Performeur, chorégraphe et plasticien, il a orchestré des interventions dans des lieux publics, dans des galeries d’art ou des théâtres. Son travail met en lumière ce qui est en marge de la société, à commencer par sa propre identité d’homme blanc, gay, juif et sud-africain.
Loin d’être narcissiques, ses mises en scène de son corps, nourries de sa propre histoire, constituent le support d’une exploration des failles et des grâces de l’humanité. Ses maquillages ultrasophistiqués, soignés, sont aussi élégants que surprenants. Ses costumes excentriques, brillants et féériques à la fois, empruntent aux univers du luxe et de l’élégance, à des souvenirs de rituels archaïques, à une mémoire bourgeoise ou coloniale comme aux inspirations queer. Ils dévoilent plus qu’ils ne cachent et contraignent le corps et le mouvement, comme pour marquer à la fois le poids du monde et les entraves des pouvoirs sur les corps, mais ils sont avant tout des montages ou des collages à même le corps, le transformant en chimères ou en êtres hybrides à l’identité incertaine, multiple et fluide.
Steven Cohen se travestit ainsi, ou plutôt se métamorphose, en une créature aussi inquiétante que colorée. En faisant irruption sur scène ou dans l’espace public, il crée une brèche dans le quotidien et dans l’esprit, non pas pour faire trébucher mais pour forcer à stopper les évidences et à faire face, ensemble, à l’indifférence qui gagne du terrain dans nos sociétés.
Il a exposé et performé dans le monde entier. Le musée de Johannesburg prépare une exposition rétrospective de l’ensemble de son œuvre.

« Les mots manquent pour qualifier l’impact de Steven Cohen, 54 ans, autodéfini « monstre homosexuel juif et blanc ». L’homme plutôt petit, dissimulé dans un baggy tombant, le crâne chauve sous un bonnet et le visage caché par le capuchon de son sweat, « parce que le soleil [lui] donne un eczéma terrible », a fait de son corps une œuvre d’art somptueuse. Immense sur ses cothurnes-sculptures haut perchés qui l’entravent autant qu’ils le subliment, d’une envergure physique soudain époustouflante, il exhibe un visage maquillé comme un tableau avec faux cils multicolores – quatre heures de travail avant d’entrer en scène –, un corps orné de parures, plumes, dentelles, chinées à droite, à gauche et autres appareillages souvent très sexe. Une beauté inconfortable à couper le souffle, une affirmation de la différence exacerbée dans un feu d’artifice d’invention de soi. »
Le Monde, Rosita Boisseau, le 21 JUIN 17

 

« En équilibre précaire, les pieds vissés sur des talons aiguilles d’une hauteur aberrante, Steven Cohen est juché au-dessus du monde. Le monde, cette terre en putréfaction où sédimentent nos morts, depuis des milliers d’années. Sur quoi marchons-nous, au juste ? Quelle est cette matière qu’on écrase de nos talons ? Sur le plancher des théâtres, Pina Bausch avait fait déraper ses danseurs sur des milliers d’œillets roses dans Nelken, les avaient fait s’épuiser sur un sol de tourbe dans le Sacre du Printemps, ou jouer dans des hectolitres d’eau comme sur de l’herbe tendre, de la vraie. À quelques années d’écart, dans le fondamental Description d’un combat, Maguy Marin épluchait de son côté le plateau de scène comme on pèle un oignon : sur les vers de l’Iliade, les tissus bleus amoncelés au sol laissaient place aux tissus or qui eux-mêmes découvraient des tissus rouges. L’héroïsme, puis le bain de sang. Sur quel sol est-il encore possible d’avancer, dans la vie, comme au théâtre ? Quand tout est déjà recouvert ? Quand il faut enjamber les cadavres ? Steven Cohen a toujours semblé transporter toute la solitude du monde, toute la stupéfaction des hommes, sous ses pieds. D’année en année, il s’est inventé des centaines de chaussures originales. Des falaises d’une hauteur vertigineuse sur lesquelles il sillonnait le sol défoncé des townships de Soweto, quasi nu sous son lustre en cristal porté en tutu pour une performance filmée en 2002.»
Libération, Ève BEAUVALLET, le 26 JUIN 17

À voir aussi

Distributions Crédits

conception, scénographie et performance Steven Cohen
costumes Steven Cohen, Clive Rundle
vidéo Richard Muller
lumières Yvan Labasse
photos John Hogg
administration Compagnie Steven Cohen Samuel Mateu
régie générale Véronique Kespi
chargée de production Anouk Luthier

production Théâtre Vidy-Lausanne, Cie Steven Cohen
avec la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de son programme New Settings
coproduction BIT Teatergarasjen – Mousonturm Frankfurt, Théâtre National de Bretagne, Rennes, TAP Théâtre et Auditorium de Poitiers, Les Spectacles vivants, Centre Pompidou, Festival d’Automne à Paris, Les Halles de Schaerbeek
avec le soutien du Collectif FAIR-E / CCN de Rennes et de Bretagne
avec les équipes techniques, administratives, de production et de développement des publics & communication du Théâtre Vidy-Lausanne et de la Compagnie Steven Cohen

Biographie

Steven Cohen est né en 1962 en Afrique du Sud, il vit aujourd’hui à Lille. Performeur, chorégraphe et plasticien, il a orchestré des interventions dans des lieux publics, dans des galeries d’art ou des théâtres. Son travail met en lumière ce qui est en marge de la société, à commencer par sa propre identité d’homme blanc, gay, juif et sud-africain.
Loin d’être narcissiques, ses mises en scène de son corps, nourries de sa propre histoire, constituent le support d’une exploration des failles et des grâces de l’humanité. Ses maquillages ultrasophistiqués, soignés, sont aussi élégants que surprenants. Ses costumes excentriques, brillants et féériques à la fois, empruntent aux univers du luxe et de l’élégance, à des souvenirs de rituels archaïques, à une mémoire bourgeoise ou coloniale comme aux inspirations queer. Ils dévoilent plus qu’ils ne cachent et contraignent le corps et le mouvement, comme pour marquer à la fois le poids du monde et les entraves des pouvoirs sur les corps, mais ils sont avant tout des montages ou des collages à même le corps, le transformant en chimères ou en êtres hybrides à l’identité incertaine, multiple et fluide.
Steven Cohen se travestit ainsi, ou plutôt se métamorphose, en une créature aussi inquiétante que colorée. En faisant irruption sur scène ou dans l’espace public, il crée une brèche dans le quotidien et dans l’esprit, non pas pour faire trébucher mais pour forcer à stopper les évidences et à faire face, ensemble, à l’indifférence qui gagne du terrain dans nos sociétés.
Il a exposé et performé dans le monde entier. Le musée de Johannesburg prépare une exposition rétrospective de l’ensemble de son œuvre.

La presse en parle

« Les mots manquent pour qualifier l’impact de Steven Cohen, 54 ans, autodéfini « monstre homosexuel juif et blanc ». L’homme plutôt petit, dissimulé dans un baggy tombant, le crâne chauve sous un bonnet et le visage caché par le capuchon de son sweat, « parce que le soleil [lui] donne un eczéma terrible », a fait de son corps une œuvre d’art somptueuse. Immense sur ses cothurnes-sculptures haut perchés qui l’entravent autant qu’ils le subliment, d’une envergure physique soudain époustouflante, il exhibe un visage maquillé comme un tableau avec faux cils multicolores – quatre heures de travail avant d’entrer en scène –, un corps orné de parures, plumes, dentelles, chinées à droite, à gauche et autres appareillages souvent très sexe. Une beauté inconfortable à couper le souffle, une affirmation de la différence exacerbée dans un feu d’artifice d’invention de soi. »
Le Monde, Rosita Boisseau, le 21 JUIN 17

 

« En équilibre précaire, les pieds vissés sur des talons aiguilles d’une hauteur aberrante, Steven Cohen est juché au-dessus du monde. Le monde, cette terre en putréfaction où sédimentent nos morts, depuis des milliers d’années. Sur quoi marchons-nous, au juste ? Quelle est cette matière qu’on écrase de nos talons ? Sur le plancher des théâtres, Pina Bausch avait fait déraper ses danseurs sur des milliers d’œillets roses dans Nelken, les avaient fait s’épuiser sur un sol de tourbe dans le Sacre du Printemps, ou jouer dans des hectolitres d’eau comme sur de l’herbe tendre, de la vraie. À quelques années d’écart, dans le fondamental Description d’un combat, Maguy Marin épluchait de son côté le plateau de scène comme on pèle un oignon : sur les vers de l’Iliade, les tissus bleus amoncelés au sol laissaient place aux tissus or qui eux-mêmes découvraient des tissus rouges. L’héroïsme, puis le bain de sang. Sur quel sol est-il encore possible d’avancer, dans la vie, comme au théâtre ? Quand tout est déjà recouvert ? Quand il faut enjamber les cadavres ? Steven Cohen a toujours semblé transporter toute la solitude du monde, toute la stupéfaction des hommes, sous ses pieds. D’année en année, il s’est inventé des centaines de chaussures originales. Des falaises d’une hauteur vertigineuse sur lesquelles il sillonnait le sol défoncé des townships de Soweto, quasi nu sous son lustre en cristal porté en tutu pour une performance filmée en 2002.»
Libération, Ève BEAUVALLET, le 26 JUIN 17

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