LUMIO

Dans cette création sur le souffle où le saxophone est aussi une voix, le chœur polyphonique corse A Filetta fait dialoguer sa texture sombre et dissonante avec le chant libre, aérien et hypnotique d’Abdullah Miniawy, devenu porte-parole de la jeunesse égyptienne en 2011. Ensemble, ils élaborent une musique imagée, terrienne et spirituelle à la fois, en forme de poème, et imposent une vision du monde rejetant sans ambiguïté tout repli identitaire. Et le résultat est salvateur !

A Filetta, Abdullah Miniawy et Peter Corser dessinent un paysage qui n’appartient à personne en particulier mais à tout le monde, sans héros, en dialogue continu. Une étrange osmose faite de voix qui paraissent venues du fond des âges pour tisser, à ce carrefour qu’est la Méditerranée éternelle, de nouveaux rêves, de nouvelles sonorités tout en se faisant l’écho d’antiques civilisations issues de l’Orient profond. Des souffles et des timbres qui semblent s’être entendus et mêlés par-delà̀ montagnes et déserts, depuis des temps immémoriaux… Une expérience musicale poétique, mystique et politique !

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jeu. 01 déc. dès 12h30
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SAM.14 JAN.
À 20H30
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A 27 22 22 10 8  €
B 24 19 19 10 8  €
C 20 15 15 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
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TAS Tarif A Auditorium Seynod
(10 € / 7 € / 7 € / 7 € / 7 €)
TAS Tarif B Auditorium Seynod
(21 € / 14 € / 12 € / 10 € / 7 €)
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EL Entrée libre

avec Abdullah Miniawy (chant, textes, composition), A Filatta et Peter Corser (saxophone, composition)

 

 

coproduction Festival Les Traversées – Abbaye de Noirlac, Bonlieu Scène nationale Annecy, Cité de la Musique de Marseille, Théâtre de Cornouaille – Scène Nationale de Quimper, Maison de la Culture de Bourges, Rencontres de Chants Polyphoniques de Calvi, Centre Culturel Natale Rochiccioli – Cargese, Théâtre de Propriano

 

 

Abdullah Miniawy est un écrivain, chanteur, compositeur, trompettiste, sound-designer et producteur cairote. Issu de la culture spoken-words, il questionne le principe de fusion stricto sensu en intégrant des projets particulièrement variés : réécriture du répertoire traditionnel espagnol en un projet expérimental avec Hyperpotamus, fusion des chants soufis et musiques électroniques au sein du projet munichois Carl Gari & Abdullah Miniawy, collaborations autour des musiques improvisées avec le groupe SighFire… Fortement politisé et icône de la révolution égyptienne, Miniawy tourne désormais en Europe.

 

Résidant et travaillant à Paris depuis vingt ans, Peter Corser a collaboré avec de nombreuses formations, musiciens expérimentaux, danseurs, chanteurs, rappeurs, artistes visuels, troupes de théâtre et de cirque. Ses collaborations incluent SighFire, DCA Cie – Philippe Decouflé, Kaori Ito, Nosfell, Médéric Collignon, Jörg Muller, André Minvielle, Sanseverino, Benjamin Siksou, Himiko, Marlène Rostaing… Pratiquant le souffle continu d’une manière peu commune, emmenant son instrument sur les chemins de la transe, Peter Corser invite le saxophone sur une infinité de propositions, tantôt écrites, tantôt improvisées.

 

Le groupe A Filetta est composé de Jean Claude Acquaviva (auteur-compositeur, seconda), François Aragni (bassu), Jean-Do Bianco (bassu), Petr’Antò Casta (seconda), Paul Giansily (terza) et Maxime Vuillamier (bassu). La musique d’A Filetta est une traversée… On pourrait dire qu’il s’agit d’une proposition vocale polyphonique contemporaine exigeante, audacieuse, issue d’une puissante tradition orale. C’est en 1978 que de très jeunes gens – parfois adolescents, mus par une volonté farouche de contribuer à la sauvegarde d’un patrimoine oral en plein déclin – se sont mis en route… et leur route aura été longue, parfois sinueuse mais jalonnée de découvertes et de rencontres exceptionnelles. Les chanteurs avouent d’ailleurs volontiers que « la rencontre » est inscrite dans leur ADN musical. C’est ce qui explique probablement qu’ils n’aient pas voulu circonscrire leur voyage au périmètre de leurs racines : poussés par les rivages d’une tradition reçue en héritage, ils se sont très vite ouverts à d’autres : autres territoires, autres disciplines, autres artistes (interprètes, compositeurs, metteurs en scène, chorégraphes). Le répertoire aujourd’hui produit par ce sextuor vocal, est un fidèle reflet de ce qu’est, depuis le début des années 80, sa marche en avant : une trajectoire esquissant un mouvement initié dans une oralité séculaire et s’affirmant dans les méandres d’une écriture décomplexée et affranchie de toute obligation filiale ; s’y côtoient des chants sacrés ou profanes aux influences diverses, des musiques de film de Bruno Coulais, des compositions pour des chorégraphies de Sidi Larbi Cherkaoui, des extraits du chœur d’une tragédie antique ou encore des pièces issues d’un requiem commandé par le festival de Saint-Denis. Une musique au service d’une vision du monde rejetant sans ambiguïté tout repli identitaire et dont la philosophie pourrait se résumer à ce bel aphorisme de René Char : « Les plus pures récoltes sont semées dans un sol qui n’existe pas ; elles éliminent la gratitude et ne doivent qu’au printemps ».

« (…) 5 minutes d’une intensité folle, d’une beauté déchirante, qui nous laissent dans l’attente fébrile de la tournée à venir »
Télérama, Anne Berthod

 

« Le Cri du Caire outrepasse les questions de frontières et brise les oeillères, pour pointer entre les lignes des enjeux du monde actuel. Ceux d’un enfant, grandi dans la solitude en Arabie Saoudite avant de s’ouvrir au monde via Internet, ceux d’un jeune adulte qui creusa le sillon de sa différence entre l’érudition poétique des psalmodieurs du Coran et l’énergie tellurique des rappeurs, ceux d’un écrivain qui milite avec les armes de la rhétorique pour faire surgir d’autres relations entre tous, entre ici et là-bas. Ce monde dont nous parle à sa manière toute singulière Abdullah Miniawy – mots doux, phrasés tranchants dans le vif du sujet –, c’est tout autant le nôtre. À bon entendeur viendra le salut ! »
La Terrasse, Jacques Denis

 

« Par la voix tripale du poète et slameur égyptien Abdullah Miniawy, c’est toute la jeunesse cairote qui sanglote, tempête et hurle sa rage libertaire, entre psalmodies soufies et rap tellurique : une rencontre choc et poignante. »
Télérama, Anne Berthod

 

À voir aussi

Distributions Crédits

avec Abdullah Miniawy (chant, textes, composition), A Filatta et Peter Corser (saxophone, composition)

 

 

coproduction Festival Les Traversées – Abbaye de Noirlac, Bonlieu Scène nationale Annecy, Cité de la Musique de Marseille, Théâtre de Cornouaille – Scène Nationale de Quimper, Maison de la Culture de Bourges, Rencontres de Chants Polyphoniques de Calvi, Centre Culturel Natale Rochiccioli – Cargese, Théâtre de Propriano

 

 

Biographie

Abdullah Miniawy est un écrivain, chanteur, compositeur, trompettiste, sound-designer et producteur cairote. Issu de la culture spoken-words, il questionne le principe de fusion stricto sensu en intégrant des projets particulièrement variés : réécriture du répertoire traditionnel espagnol en un projet expérimental avec Hyperpotamus, fusion des chants soufis et musiques électroniques au sein du projet munichois Carl Gari & Abdullah Miniawy, collaborations autour des musiques improvisées avec le groupe SighFire… Fortement politisé et icône de la révolution égyptienne, Miniawy tourne désormais en Europe.

 

Résidant et travaillant à Paris depuis vingt ans, Peter Corser a collaboré avec de nombreuses formations, musiciens expérimentaux, danseurs, chanteurs, rappeurs, artistes visuels, troupes de théâtre et de cirque. Ses collaborations incluent SighFire, DCA Cie – Philippe Decouflé, Kaori Ito, Nosfell, Médéric Collignon, Jörg Muller, André Minvielle, Sanseverino, Benjamin Siksou, Himiko, Marlène Rostaing… Pratiquant le souffle continu d’une manière peu commune, emmenant son instrument sur les chemins de la transe, Peter Corser invite le saxophone sur une infinité de propositions, tantôt écrites, tantôt improvisées.

 

Le groupe A Filetta est composé de Jean Claude Acquaviva (auteur-compositeur, seconda), François Aragni (bassu), Jean-Do Bianco (bassu), Petr’Antò Casta (seconda), Paul Giansily (terza) et Maxime Vuillamier (bassu). La musique d’A Filetta est une traversée… On pourrait dire qu’il s’agit d’une proposition vocale polyphonique contemporaine exigeante, audacieuse, issue d’une puissante tradition orale. C’est en 1978 que de très jeunes gens – parfois adolescents, mus par une volonté farouche de contribuer à la sauvegarde d’un patrimoine oral en plein déclin – se sont mis en route… et leur route aura été longue, parfois sinueuse mais jalonnée de découvertes et de rencontres exceptionnelles. Les chanteurs avouent d’ailleurs volontiers que « la rencontre » est inscrite dans leur ADN musical. C’est ce qui explique probablement qu’ils n’aient pas voulu circonscrire leur voyage au périmètre de leurs racines : poussés par les rivages d’une tradition reçue en héritage, ils se sont très vite ouverts à d’autres : autres territoires, autres disciplines, autres artistes (interprètes, compositeurs, metteurs en scène, chorégraphes). Le répertoire aujourd’hui produit par ce sextuor vocal, est un fidèle reflet de ce qu’est, depuis le début des années 80, sa marche en avant : une trajectoire esquissant un mouvement initié dans une oralité séculaire et s’affirmant dans les méandres d’une écriture décomplexée et affranchie de toute obligation filiale ; s’y côtoient des chants sacrés ou profanes aux influences diverses, des musiques de film de Bruno Coulais, des compositions pour des chorégraphies de Sidi Larbi Cherkaoui, des extraits du chœur d’une tragédie antique ou encore des pièces issues d’un requiem commandé par le festival de Saint-Denis. Une musique au service d’une vision du monde rejetant sans ambiguïté tout repli identitaire et dont la philosophie pourrait se résumer à ce bel aphorisme de René Char : « Les plus pures récoltes sont semées dans un sol qui n’existe pas ; elles éliminent la gratitude et ne doivent qu’au printemps ».

La presse en parle

« (…) 5 minutes d’une intensité folle, d’une beauté déchirante, qui nous laissent dans l’attente fébrile de la tournée à venir »
Télérama, Anne Berthod

 

« Le Cri du Caire outrepasse les questions de frontières et brise les oeillères, pour pointer entre les lignes des enjeux du monde actuel. Ceux d’un enfant, grandi dans la solitude en Arabie Saoudite avant de s’ouvrir au monde via Internet, ceux d’un jeune adulte qui creusa le sillon de sa différence entre l’érudition poétique des psalmodieurs du Coran et l’énergie tellurique des rappeurs, ceux d’un écrivain qui milite avec les armes de la rhétorique pour faire surgir d’autres relations entre tous, entre ici et là-bas. Ce monde dont nous parle à sa manière toute singulière Abdullah Miniawy – mots doux, phrasés tranchants dans le vif du sujet –, c’est tout autant le nôtre. À bon entendeur viendra le salut ! »
La Terrasse, Jacques Denis

 

« Par la voix tripale du poète et slameur égyptien Abdullah Miniawy, c’est toute la jeunesse cairote qui sanglote, tempête et hurle sa rage libertaire, entre psalmodies soufies et rap tellurique : une rencontre choc et poignante. »
Télérama, Anne Berthod

 

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