L’ÉROTISME DE VIVRE
95 ans et toute une vie avant

SPECTACLE ANNULÉ

 

Malheureusement, Catherine Ringer a été victime d’une mauvaise chute la semaine dernière et vient d’être opérée. Elle ne pourra pas assurer sa tournée.

Nous sommes donc contraints d’annuler, sans date de report possible, la représentation prévue à Bonlieu.

Nous en sommes désolés.

 

Vous pouvez échanger vos billets pour un autre spectacle de la saison ou demander un remboursement.

N’hésitez pas à rapporter vos billets dès à présent.

 

La billetterie du théâtre est ouverte jusqu’au samedi 23 décembre à 19h et réouvrira ses portes le vendredi 5 janvier à 12h30.

 

Merci pour votre compréhension, et au plaisir de vous accueillir prochainement.

 

L’équipe de Bonlieu

 


 

Chanteuse et performeuse exubérante, prête à toutes les fantaisies scéniques, Catherine Ringer se love dans la langue joueuse et amoureuse de la poétesse Alice Mendelson. En connivence avec Mauro Gioia, l’ingénieux chanteur et metteur en scène italien – avec lequel elle a déjà collaboré du temps des Rita Mitsouko – et Grégoire Hetzel, compositeur remarqué de musiques de film, elle imagine une performance poétique comme une danse pleine d’humour et de mystère. Un acte d’amour insolent, joyeux et sans renoncement !

S’émerveiller à 97 ans comme à l’aube de sa vie, c’est le don très spécial d’Alice Mendelson, qui persiste à éprouver les plus infimes événements du quotidien avec une joie radieuse, synonyme d’une conscience aiguë du monde. S’autorisant toutes les audaces, elle célèbre l’érotisme au féminin dans ces textes qui seraient sans doute restés cachés sans le regard et l’élan collectif des trois complices qui les portent à la scène. Touché par la puissance et la générosité de son écriture, le trio d’artistes partage avec elle la passion de l’amour et des mots. L´Érotisme de vivre exalte une liberté de ton incroyablement moderne et immensément désinvolte !

tRéserver
je m'abonne!Tarifs préférentiels
je suis abonné
Je complète mon
abonnement
J'ajoute
ce spectacle
J'échange
mon billet
Cette option n'est
plus disponible
je réserve
fermer

SPECTACLE ANNULÉ

Malheureusement, Catherine Ringer a été victime d’une mauvaise chute la semaine dernière et vient d’être opérée. Elle ne pourra pas assurer sa tournée.

Nous sommes donc contraints d’annuler, sans date de report possible, la représentation prévue à Bonlieu.

Nous en sommes désolés.

Vous pouvez échanger vos billets pour un autre spectacle de la saison ou demander un remboursement.

N’hésitez pas à rapporter vos billets dès à présent.

La billetterie du théâtre est ouverte jusqu’au samedi 23 décembre à 19h et réouvrira ses portes le vendredi 5 janvier à 12h30.

Merci pour votre compréhension, et au plaisir de vous accueillir prochainement.

L’équipe de Bonlieu

SAM.16 DÉC.
À 20H30
DURÉE ENV. 1H10
À PARTIR DE 14 ANS
LIEUGRANDE SALLE

TARIF A

?×
Plein tarif Tarif réduit Tarif abonné Tarif abonné réduit Tarif -12 ans
TS 36 29 29 25 18  €
A 29 24 24 14 10  €
B 23 18 18 10 8  €
P&G 10 10 10 10 8  €
TAS Tarif L'Auditorium Seynod Téthys
(21 € / 14 € / 12 € / 10 € / 7 €)
TAS Tarif L'Auditorium Seynod Rebelle(s) sans cause
(10 € / 7 € / 7 € / 7 € / 7 €)
TBG Tarif Le Brise Glace
(23 € / 21 € / 19 € / 17 € / 17 €)

poèmes Alice Mendelson
mise en scène Mauro Gioia
lecture et chant Catherine Ringer
compositions, piano et synthés Grégoire Hetzel
chansons Alice Mendelson / Mauro Gioia – Grégoire Hetzel

 

 

production Sixsarl
coproduction le Théâtre d’Auxerre – scène conventionnée Art et Création, en accord avec Odala Compagnie

Alice Mendelson naît le 21 juillet 1925 à Longlaville de parents juifs révolutionnaires polonais tous deux coiffeurs. Depuis son plus jeune âge, elle désire devenir maîtresse d’école. En 1941, à 16 ans, elle ne peut s’inscrire à l’École Normale d’Instituteur interdite aux juifs. Son père est arrêté et déporté à Auschwitz. Le 16 juillet 1942, Alice et sa mère échappent miraculeusement à la rafle du Vél’d’hiv, et partent à Limoges où elle continue ses études. En 1944, sous une fausse identité, Alice entre dans la résistance au sein des FFI. À la Libération, de retour à Paris avec sa mère, elle espère et attend en vain le retour de son père… Elle poursuit des études de Philosophie et entre dans l’enseignement par la petite porte en tant que « pionne ». Partie en Algérie avec son mari, professeur de philosophie, elle passe le CAPES et devient professeur de français. De retour à Paris en 1962, Mme Rohman (son nom d’épouse) enseigne enfin avec bonheur comme titulaire au Lycée Michelet puis au Lycée Montaigne de 1970 jusqu’à sa retraite imposée en 1991. Poussée par l’amour de la vie, des mots et de la transmission, elle fait une formation et sera conteuse pendant une quinzaine d’années et mènera par la suite un atelier d’écriture jusqu’à 90 ans. Alice Mendelson a toujours écrit mais n’a jamais osé envisager de publier jusqu’à l’âge de 95 ans où l’enthousiasme que déclenche ses créations provoque un récital par Catherine Ringer d’une sélection de ses poèmes sous le titre L’Érotisme de vivre, et d’une publication aux éditions Rhubarbe d’un recueil du même nom.

 

Catherine Ringer, née en 1957 à Paris, commence professionnellement comme mannequin enfant de 7 à 9 ans. En 1967 à 9 ans elle est actrice dans un film pour enfants de Marianne Oswald, Les Deux Coquines. De 1975 à 1978 elle est chanteuse et actrice de théâtre musical expérimental, dans des spectacles mis en scène par Michael Lonsdale, musiques du compositeur contemporain Michel Puig. En 1976, comédie musicale surréaliste, elle danse et chante dans Silences nocturnes aux Iles des Fées, d’Armando F. LLamas, chorégraphies de Marcia Moretto, tous deux argentins de Paris. Divers spectacles, dont, en 1978, Mère Courage de Bertold Brecht où on lui confie toutes les chansons, féminines et masculines. En 1979, rencontre de Fred Chichin, compositeur, studio-man, guitariste, synthétiseurs-addict. Ils vont former pendant près de trente ans et 8 albums Les Rita Mitsouko, un duo autarcique, lui producteur studio, tous deux compositeurs, elle auteure. Leurs chansons populaires sophistiquées, souvent dansantes, connaîtront un très grand succès, ainsi que leurs vidéoclips et leurs prestations scéniques. En 1987 Jean-Luc Godard filme leur travail de studio dans le film Soigne ta droite. Certains titres iront par eux-mêmes, sans vente ni promotion, faire bouger les dance-floor dans le monde entier, portés par les DJ. Le groupe meurt avec Fred en 2007, mais leur musique, leurs images, leurs films, symboles de liberté et de qualité vivent encore fort dans le cœur du public d’aujourd’hui. Catherine continue la carrière, les compositions, les tournées. En 2009, rendez-vous chez Nino Rota, album des chansons avec Mauro Gioia, Ute Lemper, Adriana Calcanhotto, Martirio… Tournée européenne. En 2011, Ring ’n’ Roll premier album solo. En 2014, Plaza Francia, album en espagnol de tango électro de Muller et Makaroff de Gotan Project. En 2017, Chroniques & Fantaisies, deuxième album solo. Tout au long de sa carrière, Catherine fera des chansons génériques de films, comme interprète ou compositrice pour Luc Besson, Gabriel Yared, Tony Gatlif, ou des spectacles musicaux comme Concha Bonita d’Alfredo Arias, musique de Nicola Piovani en 2003 en France et 2005 en Italie ainsi que des duos avec Iggy Pop, Serge Tankian, The Sparks… En 2019, elle écrit et performe pour le Fashion Freak Show de Jean-Paul Gautier. De 2019 à 2021, tournée Spéciale Rita à l’occasion de la sortie de l’intégrale Mitsouko. En 2022, elle tourne comme actrice pour Josée Dayan, David André. Le 11 octobre 2021, création de L’Érotisme de vivre au Théâtre de la Huchette. Mise en scène de Mauro Gioia musique et piano Grégoire Hetzel.

 

Mauro Gioia est un artiste italien né à Milan et qui a grandi à Naples. Homme de théâtre et chanteur, une grande partie de son travail a porté sur les aspects les plus troublants et oniriques de la musique populaire italienne. Parmi ses productions, citons Piedigrottagioia et Napoli Muta qui explorent les relations entre le cinéma muet des années 1920 et la chanson napolitaine, présenté la première fois au Théâtre de la Ville à Paris. Cantasirena, music-hall napolitain. Lunga, la strada, hommage à l’une des personnalités russes les plus controversées du siècle dernier : Aleksandr Vertinskji. Rendez-vous chez Nino Rota, disque dans lequel il met en lumière le répertoire du compositeur milanais en duo avec plusieurs chanteuses célèbres (Ute Lemper, Catherine Ringer, Sharleen Spiteri, Maria de Medeiros, Adriana Calcanhotto, Martirio et Susana Rinaldi). Lostland, documentaire musical sur les musiciens italiens de troisième génération nés aux États Unis ayant fait leur carrière musicale à côté – entre autres – de Bowie, Patty Smith. De 2013 à 2018 Mauro travaille à côté d’Alfredo Arias pour une série de spectacles : Circo Equestre Sgueglia et Eden Teatro : deux pièces du dramaturge napolitain Raffaele Viviani. Madame Pink, une comédie musicale pour laquelle il compose les chansons avec Mark Plati. Créés à Naples, ces spectacles sont joués, en Italie, comme en France, dont à Paris, au Théâtre de l’Athénée et du Rond-Point. Depuis 2021, Mauro Gioia a créé une série de Conférences chantées, portant sur la chanson napolitaine et ses protagonistes. Celles-ci sont produites par l’Auditorium de Roma. Elles proposent une analyse, à partir de documents d’archives, des enregistrements en 78 tours historiques et des chansons emblématiques interprétées par la voix de Mauro en version orateur-chanteur. Les œuvres de Mauro Gioia, toujours suspendues entre culture populaire et intellectuelle, explorent le rapport entre la chanson  » de scène  » et le théâtre, en introduisant un  » recitar cantando  » (dire en chantant), entre glamour et exotisme, suggestions cinématographiques et citations picturales.

 

Né en 1972 à Paris, Grégoire Hetzel entre à l’âge de 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il étudie l’harmonie, le contrepoint, l’histoire de la musique, l’esthétique. Il étudie le piano avec, entre autres, Alain Planès et Jean-Francois Heisser. Il est également formé à la composition, l’orchestration et l’improvisation avec Jean-François Zygel, qu’il considère comme son principal maître. Alors qu’il est encore étudiant, il compose et improvise sur des films muets pour la Cinémathèque Française, et commence à composer pour des cours et des moyen-métrages, dont en 2000, Candidature d’Emmanuel Bourdieu, qui lui vaut d’être remarqué par Mathieu Amalric (Le stade de Wimbledon en 2001, La Chambre bleue en 2014) et Arnaud Desplechin (Rois et reine en 2003) avec qui s’ensuivra une longue collaboration : douze films à ce jour, dont Un conte de Noël, Trois souvenirs de ma jeunesse (prix Lumière de la meilleure musique), Roubaix, Frères et sœur, tous sélectionnés au Festival de Cannes, et pour lesquels il est régulièrement nommé aux Césars. Il a composé également pour Julie Bertucelli (L’Arbre, nommé aux Césarx 2010), Denis Villeneuve (Incendie, film nommé aux Oscars en 2011), collabore régulièrement avec Catherine Corsini (La belle saison, prix Lumière de la meilleure musique, Un amour impossible), Cédric Anger, Louis Garrel (dont, récemment, L’innocent), ou encore avec Nicole Garcia, Martin Provost, Anne Fontaine, Bertrand Blier, Kyioshi Kurosawa, une centaine de longs métrages à ce jour. Il a également écrit un roman, Le vert paradis, publié en 2002 chez Gallimard et sélectionné au prix Goncourt et un opéra La chute de Fukuyama (créé en 2014, sur un livret de Camille de Toledo).

Distribution Crédits

poèmes Alice Mendelson
mise en scène Mauro Gioia
lecture et chant Catherine Ringer
compositions, piano et synthés Grégoire Hetzel
chansons Alice Mendelson / Mauro Gioia – Grégoire Hetzel

 

 

production Sixsarl
coproduction le Théâtre d’Auxerre – scène conventionnée Art et Création, en accord avec Odala Compagnie

Biographie

Alice Mendelson naît le 21 juillet 1925 à Longlaville de parents juifs révolutionnaires polonais tous deux coiffeurs. Depuis son plus jeune âge, elle désire devenir maîtresse d’école. En 1941, à 16 ans, elle ne peut s’inscrire à l’École Normale d’Instituteur interdite aux juifs. Son père est arrêté et déporté à Auschwitz. Le 16 juillet 1942, Alice et sa mère échappent miraculeusement à la rafle du Vél’d’hiv, et partent à Limoges où elle continue ses études. En 1944, sous une fausse identité, Alice entre dans la résistance au sein des FFI. À la Libération, de retour à Paris avec sa mère, elle espère et attend en vain le retour de son père… Elle poursuit des études de Philosophie et entre dans l’enseignement par la petite porte en tant que « pionne ». Partie en Algérie avec son mari, professeur de philosophie, elle passe le CAPES et devient professeur de français. De retour à Paris en 1962, Mme Rohman (son nom d’épouse) enseigne enfin avec bonheur comme titulaire au Lycée Michelet puis au Lycée Montaigne de 1970 jusqu’à sa retraite imposée en 1991. Poussée par l’amour de la vie, des mots et de la transmission, elle fait une formation et sera conteuse pendant une quinzaine d’années et mènera par la suite un atelier d’écriture jusqu’à 90 ans. Alice Mendelson a toujours écrit mais n’a jamais osé envisager de publier jusqu’à l’âge de 95 ans où l’enthousiasme que déclenche ses créations provoque un récital par Catherine Ringer d’une sélection de ses poèmes sous le titre L’Érotisme de vivre, et d’une publication aux éditions Rhubarbe d’un recueil du même nom.

 

Catherine Ringer, née en 1957 à Paris, commence professionnellement comme mannequin enfant de 7 à 9 ans. En 1967 à 9 ans elle est actrice dans un film pour enfants de Marianne Oswald, Les Deux Coquines. De 1975 à 1978 elle est chanteuse et actrice de théâtre musical expérimental, dans des spectacles mis en scène par Michael Lonsdale, musiques du compositeur contemporain Michel Puig. En 1976, comédie musicale surréaliste, elle danse et chante dans Silences nocturnes aux Iles des Fées, d’Armando F. LLamas, chorégraphies de Marcia Moretto, tous deux argentins de Paris. Divers spectacles, dont, en 1978, Mère Courage de Bertold Brecht où on lui confie toutes les chansons, féminines et masculines. En 1979, rencontre de Fred Chichin, compositeur, studio-man, guitariste, synthétiseurs-addict. Ils vont former pendant près de trente ans et 8 albums Les Rita Mitsouko, un duo autarcique, lui producteur studio, tous deux compositeurs, elle auteure. Leurs chansons populaires sophistiquées, souvent dansantes, connaîtront un très grand succès, ainsi que leurs vidéoclips et leurs prestations scéniques. En 1987 Jean-Luc Godard filme leur travail de studio dans le film Soigne ta droite. Certains titres iront par eux-mêmes, sans vente ni promotion, faire bouger les dance-floor dans le monde entier, portés par les DJ. Le groupe meurt avec Fred en 2007, mais leur musique, leurs images, leurs films, symboles de liberté et de qualité vivent encore fort dans le cœur du public d’aujourd’hui. Catherine continue la carrière, les compositions, les tournées. En 2009, rendez-vous chez Nino Rota, album des chansons avec Mauro Gioia, Ute Lemper, Adriana Calcanhotto, Martirio… Tournée européenne. En 2011, Ring ’n’ Roll premier album solo. En 2014, Plaza Francia, album en espagnol de tango électro de Muller et Makaroff de Gotan Project. En 2017, Chroniques & Fantaisies, deuxième album solo. Tout au long de sa carrière, Catherine fera des chansons génériques de films, comme interprète ou compositrice pour Luc Besson, Gabriel Yared, Tony Gatlif, ou des spectacles musicaux comme Concha Bonita d’Alfredo Arias, musique de Nicola Piovani en 2003 en France et 2005 en Italie ainsi que des duos avec Iggy Pop, Serge Tankian, The Sparks… En 2019, elle écrit et performe pour le Fashion Freak Show de Jean-Paul Gautier. De 2019 à 2021, tournée Spéciale Rita à l’occasion de la sortie de l’intégrale Mitsouko. En 2022, elle tourne comme actrice pour Josée Dayan, David André. Le 11 octobre 2021, création de L’Érotisme de vivre au Théâtre de la Huchette. Mise en scène de Mauro Gioia musique et piano Grégoire Hetzel.

 

Mauro Gioia est un artiste italien né à Milan et qui a grandi à Naples. Homme de théâtre et chanteur, une grande partie de son travail a porté sur les aspects les plus troublants et oniriques de la musique populaire italienne. Parmi ses productions, citons Piedigrottagioia et Napoli Muta qui explorent les relations entre le cinéma muet des années 1920 et la chanson napolitaine, présenté la première fois au Théâtre de la Ville à Paris. Cantasirena, music-hall napolitain. Lunga, la strada, hommage à l’une des personnalités russes les plus controversées du siècle dernier : Aleksandr Vertinskji. Rendez-vous chez Nino Rota, disque dans lequel il met en lumière le répertoire du compositeur milanais en duo avec plusieurs chanteuses célèbres (Ute Lemper, Catherine Ringer, Sharleen Spiteri, Maria de Medeiros, Adriana Calcanhotto, Martirio et Susana Rinaldi). Lostland, documentaire musical sur les musiciens italiens de troisième génération nés aux États Unis ayant fait leur carrière musicale à côté – entre autres – de Bowie, Patty Smith. De 2013 à 2018 Mauro travaille à côté d’Alfredo Arias pour une série de spectacles : Circo Equestre Sgueglia et Eden Teatro : deux pièces du dramaturge napolitain Raffaele Viviani. Madame Pink, une comédie musicale pour laquelle il compose les chansons avec Mark Plati. Créés à Naples, ces spectacles sont joués, en Italie, comme en France, dont à Paris, au Théâtre de l’Athénée et du Rond-Point. Depuis 2021, Mauro Gioia a créé une série de Conférences chantées, portant sur la chanson napolitaine et ses protagonistes. Celles-ci sont produites par l’Auditorium de Roma. Elles proposent une analyse, à partir de documents d’archives, des enregistrements en 78 tours historiques et des chansons emblématiques interprétées par la voix de Mauro en version orateur-chanteur. Les œuvres de Mauro Gioia, toujours suspendues entre culture populaire et intellectuelle, explorent le rapport entre la chanson  » de scène  » et le théâtre, en introduisant un  » recitar cantando  » (dire en chantant), entre glamour et exotisme, suggestions cinématographiques et citations picturales.

 

Né en 1972 à Paris, Grégoire Hetzel entre à l’âge de 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il étudie l’harmonie, le contrepoint, l’histoire de la musique, l’esthétique. Il étudie le piano avec, entre autres, Alain Planès et Jean-Francois Heisser. Il est également formé à la composition, l’orchestration et l’improvisation avec Jean-François Zygel, qu’il considère comme son principal maître. Alors qu’il est encore étudiant, il compose et improvise sur des films muets pour la Cinémathèque Française, et commence à composer pour des cours et des moyen-métrages, dont en 2000, Candidature d’Emmanuel Bourdieu, qui lui vaut d’être remarqué par Mathieu Amalric (Le stade de Wimbledon en 2001, La Chambre bleue en 2014) et Arnaud Desplechin (Rois et reine en 2003) avec qui s’ensuivra une longue collaboration : douze films à ce jour, dont Un conte de Noël, Trois souvenirs de ma jeunesse (prix Lumière de la meilleure musique), Roubaix, Frères et sœur, tous sélectionnés au Festival de Cannes, et pour lesquels il est régulièrement nommé aux Césars. Il a composé également pour Julie Bertucelli (L’Arbre, nommé aux Césarx 2010), Denis Villeneuve (Incendie, film nommé aux Oscars en 2011), collabore régulièrement avec Catherine Corsini (La belle saison, prix Lumière de la meilleure musique, Un amour impossible), Cédric Anger, Louis Garrel (dont, récemment, L’innocent), ou encore avec Nicole Garcia, Martin Provost, Anne Fontaine, Bertrand Blier, Kyioshi Kurosawa, une centaine de longs métrages à ce jour. Il a également écrit un roman, Le vert paradis, publié en 2002 chez Gallimard et sélectionné au prix Goncourt et un opéra La chute de Fukuyama (créé en 2014, sur un livret de Camille de Toledo).