Alain Françon
Né à Saint-Étienne en 1945, Alain Françon a cofondé le Théâtre Éclaté d’Annecy en 1971, puis dirigé le Centre dramatique national de Lyon – Théâtre du Huitième de 1989 à 1992, et le Centre dramatique national de Savoie qu’il a inauguré en 1992 et dont il a assuré la direction jusqu’en 1996. Depuis 1971, il a mis en scène plus de cent spectacles, parmi lesquels : Herculine Barbin et Je songe au vieux soleil d’après William Faulkner, Les Travaux et les Jours et Les Voisins de Vinaver, La Dame de chez Maxim de Feydeau, Édouard II de Christopher Marlowe ou Hedda Gabler d’Henrik Ibsen.
Nommé en 1996 directeur du Théâtre national de la Colline à Paris, il s’est attaché, tout au long de treize années à la tête de ce théâtre parisien, à mettre en scène des œuvres d’Anton Tchekhov — dont il a monté quatre pièces — ou Henrik Ibsen, Michel Deutsch, Rainald Goetz, Eugène Durif, Michel Vinaver ou encore Marius von Mayenburg. Il est également le metteur en scène qui a fait connaître le théâtre d’Edward Bond en France, en mettant en scène sept de ses pièces : La Compagnie des hommes, Pièces de guerre, Café, Si ce n’est toi, Naître, Chaise, Les Gens et en 2016 La Mer, qui marque l’entrée de l’auteur au répertoire de la Comédie-Française. Depuis 2010, Alain Françon se consacre à sa propre compagnie, Théâtre des nuages de neige, avec laquelle il crée dix-huit spectacles, parmi lesquels trois Molières de la mise en scène pour La Cerisaie d’Anton Tchekhov, Pièces de guerre d’Edward Bond et Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Edward Albee ; prix de la meilleure création en langue française pour Celle-là et Le Chant du Dire-Dire de Daniel Danis ; grand prix du Syndicat de la critique pour Dans la compagnie des hommes d’Edward Bond (première version 1992/93, seconde version 1994/95), pour Avant la retraite de Thomas Bernhard en 2021 et pour La Seconde Surprise de l’amour en 2022 ; prix SACD de la mise en scène 2012 et prix Plaisir du Théâtre 2018 décerné par la SACD.