Fanny de Chaillé
Fanny de Chaillé engage un théâtre du corps où elle aime séparer texte et mouvement pour mieux réagencer leur rencontre. C’est dans ce jeu d’échanges entre corps et voix que les écarts et distorsions se créent, que le langage gagne en physicalité et en plasticité. Ses pièces, projets et installations ne s’inscrivent pas dans un champ disciplinaire figé, mais les superposent, sur les plateaux ou en dehors (galeries, salles de concert, bibliothèques, amphithéâtres universitaires). Ses dernières créations reflètent cet intérêt pour les dispositifs et les modes d’adresse et d’écoute, qu’il s’agisse de redonner voix et corps au discours inaugural de Michel Foucault au Collège de France (Désordre du discours, 2019), de faire collectif autour de dix jeunes comédien·nes de l’ADAMI (Le Chœur, 2020), de croiser les générations (Les Grands, 2019), ou de revisiter l’album Transformer de Lou Reed dans un format tout-terrain (Transformé, 2021). Une autre histoire du théâtre (2022) dépose entre les mains de quatre jeunes acteur·ices l’histoire de l’art dramatique et ses mutations esthétiques à l’œuvre depuis les années 1920. Elles et ils s’en emparent avec des moyens simples, dans un théâtre de la relation qui met en résonance formes, gestes et écritures avec les enjeux politiques et sociaux contemporains. Avec sa dernière création, Avignon, une école (2024), Fanny de Chaillé traverse les archives du Festival d’Avignon depuis sa création et invite les étudiant·es sortant·es de La Manufacture – Haute école des arts de la scène de Lausanne à rejouer leurs propres expériences : moments d’anthologie, témoignages d’artistes, regards critiques ou paroles de spectateur·ices.
Formée à l’esthétique à Paris-Sorbonne au début des années 1990, Fanny de Chaillé crée ses propres installations et performances à partir de 1995, puis des spectacles pour la scène dès 2003, avec cette façon de faire corps en s’appuyant sur des textes littéraires – Georges Perec dans Le Voyage d’hiver, Thomas Bernhard dans Je suis un metteur en scène japonais, Hugo von Hofmannsthal dans Le Groupe –, en puisant dans une culture musicale rock et populaire – Karaokurt (1996), Gonzo Conférence (2007), Mmeellooddyy Nneellssoonn (2012), Transformé (2021) – et en imaginant des formes hybrides, hors plateaux – La Bibliothèque, Projet Kids.
Artiste associée à la scène nationale Chambéry Savoie (2014-2022), au CND Lyon (2017-2020), au Théâtre Public de Montreuil – CDN, à Chaillot – Théâtre national de la danse depuis 2022, au Théâtre de Nîmes depuis 2023, ou invitée par la Maison des Métallos (CoOP – 2020) ou par le Centre Pompidou en 2013 pour y investir l’Espace 315 avec La Clairière, Fanny de Chaillé y questionne le dispositif théâtral et invente de nouvelles manières de faire circuler les savoirs et les pratiques avec les amateur·ices et les publics. En 2024, elle prend la direction du TnBA – Théâtre national Bordeaux Aquitaine et de son école.
En novembre 2026, elle créera Quoi qu’il en soit avec Thomas Hirschhorn au CAPC – Musée d’art contemporain de Bordeaux, puis Le Convoi, d’après Le Convoi de Beata Umubyeyi Mairesse (© Éditions Flammarion), au Théâtre de la Bastille, à Paris.
Formée à l’esthétique à Paris-Sorbonne au début des années 1990, Fanny de Chaillé crée ses propres installations et performances à partir de 1995, puis des spectacles pour la scène dès 2003, avec cette façon de faire corps en s’appuyant sur des textes littéraires – Georges Perec dans Le Voyage d’hiver, Thomas Bernhard dans Je suis un metteur en scène japonais, Hugo von Hofmannsthal dans Le Groupe –, en puisant dans une culture musicale rock et populaire – Karaokurt (1996), Gonzo Conférence (2007), Mmeellooddyy Nneellssoonn (2012), Transformé (2021) – et en imaginant des formes hybrides, hors plateaux – La Bibliothèque, Projet Kids.
Artiste associée à la scène nationale Chambéry Savoie (2014-2022), au CND Lyon (2017-2020), au Théâtre Public de Montreuil – CDN, à Chaillot – Théâtre national de la danse depuis 2022, au Théâtre de Nîmes depuis 2023, ou invitée par la Maison des Métallos (CoOP – 2020) ou par le Centre Pompidou en 2013 pour y investir l’Espace 315 avec La Clairière, Fanny de Chaillé y questionne le dispositif théâtral et invente de nouvelles manières de faire circuler les savoirs et les pratiques avec les amateur·ices et les publics. En 2024, elle prend la direction du TnBA – Théâtre national Bordeaux Aquitaine et de son école.
En novembre 2026, elle créera Quoi qu’il en soit avec Thomas Hirschhorn au CAPC – Musée d’art contemporain de Bordeaux, puis Le Convoi, d’après Le Convoi de Beata Umubyeyi Mairesse (© Éditions Flammarion), au Théâtre de la Bastille, à Paris.